Trois femmes à la tête de trois grandes villes: quel bilan après un an?

Asmaa Rhlalou, ex-députée du RNI à la Chambre des représentants.

Asmaa Rhlalou, ex-députée du RNI à la Chambre des représentants. . DR

Revue de presseKiosque360. En attendant un bilan officiel, l’hebdomadaire Al Ayyam, dont est tirée cette revue de presse, énumère les principales actions des trois femmes maires.

Le 11/11/2022 à 21h37

Elles sont trois femmes et elles ont ceci de commun qu'elles ont été élues, au lendemain du scrutin du 8 septembre, maires de trois grandes villes, succédant ainsi à trois dirigeants islamistes. La comparaison s’arrête là entre Nabila Rmili, Asmaa Rhlalou et Fatima Zahra Mansouri. Si les deux premières ont accédé pour la première fois au poste de présidente du conseil de la ville, Casablanca et Rabat, la troisième en est, elle, à son deuxième mandat, le premier ayant pris fin en 2015. Après une année aux commandes des trois grandes cités, note l’hebdomadaire Al Ayyam dans son édition actuellement en kiosque, les trois édiles locaux peinent encore à imprimer leur marque sur la gestion de leur ville.

Ainsi, explique l’hebdomadaire, à Rabat, la capitale, Asmaa Rhlalou s’est fait dès le début une réputation pour avoir mené la fronde contre les fonctionnaires fantômes. Elle est la première responsable de la ville à avoir dénoncé les 2.700 fonctionnaires qui n’ont jamais pointé le bout du nez dans les locaux de la commune, sur un total de 3.700 agents, et n’en continuent pas moins à percevoir régulièrement leur salaire.

La maire de Rabat a également fait parler d’elle pour ses différends avec des membres du conseil, y compris les élus de son propre parti. Pour le reste, elle continue de gérer les chantiers déjà lancés sous le mandat de son prédécesseur, le péjédiste Mohamed Sadiki. La propreté, l’extension des lignes du tramway, la résorption de l’habitat anarchique, autant de chantiers qu'elle a hérités du mandat passé.

A Casablanca, la métropole attend toujours l’empreinte de la première femme présidente de commune de son histoire. Pendant la première année du mandat de Nabila Rmili, qui, rappelle l’hebdomadaire, aura été ministre pendant une semaine, ce sont les travaux déjà lancés qu’on tente de faire avancer tout en ayant recours à des acrobaties budgétaires pour en assurer le financement et la continuité. L’extension des lignes du tramway, le busway, la décharge de Médiouna, la coupole Zevaco, sont parmi les projets qu’elle a dû suivre de près durant toute cette première année.

On notera, poursuit l'hebdomadaire, qu'elle est la première responsable à avoir décrété Casablanca, «ville sans charrette tractée par des animaux». On retiendra également de son action ce geste hautement symbolique qui consiste en la cession au profit de leurs occupants des logements, occupés par des familles et ayant-droit des membres des FAR, dans un immeuble qui relève de la commune dans le quartier Hay Mohammadi. Pour l’heure, souligne l’hebdomadaire, on ne peut pas parler d’un véritable bilan.

C’est également le cas de Marrakech où la nouvelle maire connaît pourtant les besoins et le potentiel de la ville. C'est justement pour cela qu’elle se dit déterminée à lui donner un cachet propre. Une sorte de «marque» de la ville qu’on reconnaîtrait facilement surtout à l’étranger et qui pourrait contribuer à drainer davantage de visiteurs et de touristes. Pour ce faire, la maire a commencé par le commencement. Réhabiliter les espaces verts, revoir le mobilier urbain, l’éclairage public tout en continuant à promouvoir des projets générateurs de revenus, le b.a.-ba, en somme. Cela, tout en gardant comme cap de doter la ville d’une véritable «marque touristique déposée». 

Par Amyne Asmlal
Le 11/11/2022 à 21h37