Les dirigeants du Parti authenticité et modernité (PAM) ont dressé un premier bilan de la réforme de la santé publique en reconnaissant qu’une partie des citoyens n’en ressent pas encore pleinement les effets.
Un large débat, dédié à ce secteur vital pour la société, a été organisé samedi soir dans un palace de Rabat avec la participation de la présidence collégiale du parti et de nombreux acteurs de la société, notamment des professionnels de la santé, parmi lesquels des académiciens, médecins et pharmaciens.
Au premier rang des participants figuraient la coordinatrice Fatima Ezzahra El Mansouri, ainsi que Mehdi Bensaid et Fatima Saadi.
«Plus de 300 personnes représentant tout le système dans les 12 régions du pays ont participé à cette réflexion sur la réforme de la santé, un chantier initié par le roi Mohammed VI et mis en œuvre par le gouvernement», a déclaré Fatima Ezzahra El Mansouri.
La responsable politique a néanmoins reconnu que les résultats restent encore partiels. «Cette avancée ne veut pas dire que nous avons obtenu tous les résultats (…) on constate que le citoyen n’a pas encore ressenti les effets de cette réforme dans sa vie quotidienne», a-t-elle affirmé.
Selon la dirigeante du parti du Tracteur, cette rencontre avec les acteurs du secteur vise précisément à identifier les difficultés et à proposer des solutions susceptibles d’améliorer la mise en œuvre de la réforme. «La politique, c’est être au service des citoyens», a-t-elle ajouté, précisant que son parti est actuellement en train de préparer son programme électoral.
Abondant dans le même sens, Mehdi Bensaid a également souligné la persistance de problèmes dans ce secteur, comme dans d’autres domaines, estimant que ce type de rencontres permet d’identifier les blocages et de formuler des recommandations concrètes.
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De son côté, Mohamed Lahbabi, président syndical des pharmaciens, a évoqué les difficultés auxquelles sont confrontées les pharmacies, qu’il attribue notamment à des textes de loi devenus, selon lui, obsolètes et inadaptés aux réalités actuelles du secteur.
Ce débat a été organisé en partenariat avec l’Académie du PAM, dirigée par Ahmed Akhchichine. Créée en 2024, cette structure a pour vocation d’encadrer et de former les membres du parti, tout en contribuant à structurer sa réflexion idéologique.
En reconnaissant publiquement que les effets de la réforme restent encore insuffisamment perceptibles pour une partie des citoyens, le PAM semble vouloir ouvrir une nouvelle phase de réflexion. Une manière, aussi, de rappeler que la transformation du système de santé reste un chantier de long terme, dont la réussite dépendra autant des réformes institutionnelles que de leur traduction concrète dans la vie quotidienne des Marocains.











