Procès Gdeïm Izik: comment le Polisario tente d’induire en erreur les diplomates occidentaux

Lors de l'examen du dossier Gdeim Izik par la cour d'appel de Rabat. . DR

Le Polisario mène campagne auprès des diplomates occidentaux afin de leur faire accréditer ses mensonges au sujet de présumées entorses au déroulement d’un procès équitable et transparent à l’encontre des vingt-quatre détenus de Gdeïm Izik. Décryptage.

Le 30/01/2017 à 16h07

Une campagne de désinformation d’envergure initiée par le Polisario et mise à exécution par ses relais, ici comme à l’étranger, en direction des diplomates occidentaux, a lieu actuellement. Cette campagne viserait à «mettre en doute» la crédibilité du procès des vingt-quatre détenus de Gdeïm Izik, instruit par la Cour d’appel à Salé depuis le 26 décembre, après l’annulation en juillet du verdict du tribunal militaire prononcé en 2013.

Le Polisario, en fidèle héritier des anciennes méthodes du KGB, dont la manipulation de l'information est le maître mot, a eu encore une fois recours à la provocation pour tenter de déstabiliser le procès. Ses ouailles ramenées à partir des provinces sahariennes -près de 120 séparatistes sont pris en charge à Rabat-, ont été invitées à multiplier la pression sur les chancelleries occidentales accréditées au Maroc, noyées sous un déluge d'appels téléphoniques pour se plaindre de présumées «agressions subies par les familles des détenus de Gdeïm Izik de la part des citoyens marocains avec la complicité des forces de l’ordre», dévoile à le360 une source diplomatique sous couvert de l’anonymat. 

Curieusement, lesdites «agressions» ont fait déjà l’objet d’un communiqué diffusé par le bureau du secrétariat national du Polisario, meneur et donneur d’ordre de cette campagne sous-traitée à des associations de la «diaspora sahraouie» à l’étranger et aux officines du FP au Sahara, notamment «l’ASVDH» du dénommé Brahim Dahane et le CODESSA d’Aminatou Haïdar, de son vrai nom Aminatou Haïdarun, et de son adjoint Ali Salem Tamek.

Une cascade de communiqués ont ainsi été publiés par les dites associations, dont l’une (ASVDH) est autorisée au Maroc, distillant intox et désinformation au sujet d’«agressions» prétendûment subies par les familles des détenus venues assister au déroulement du procès.

Et ce n’est pas tout! Cette campagne a également été portée par le Polisario devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe via les avocats des vingt-quatre détenus de Gdeïm Izik. Lors d’une intervention téléphonique dans une conférence sous le thème «Comment mettre en oeuvre les décisions du Conseil de l’Europe concernant les détenus politiques sahraouis», Me Joseph Brahim pour ne pas le nommer, a allégué que «les avocats de la défense ont été victimes de discrimination et de pression», tout en ajoutant que «les trois avocats français (Ingrid Metton et Oulfa Oulad Azaiz, sans compter évidemment Joseph Brahim), ont fait l’objet de menaces»!

Scénario en plusieurs actes pour influer sur le cours du procès

Les gesticulations menées actuellement par la partie adverse, Polisario et apparatchiks algériens confondus, participent d’un plan savamment orchestré bien avant le rejugement des vingt-quatre détenus de Gdeïm Izik, poursuivis pour "constitution de bande criminelle", et "violence à l'encontre des forces publiques ayant entraîné la mort avec préméditation et complicité".

Conformément à un plan préétabli, dont l’exécution a été confiée au bureau du Polisario à Las Palmas, «pas moins de 125 activistes pro-séparatistes se sont rendus à Salé où se déroule le procès». «Une enveloppe de 1500 dirhams a été octroyée à chacun des activistes mobilisés pour couvrir les frais d’hébergement durant leur séjour à Rabat», a en effet détaillé une source à le360, relevant que le Polisario, à travers ces pions de l’intérieur, comptait profiter de la présence des médias étrangers pour tenter d’influencer le déroulement du procès».

Ces pions ont par ailleurs eu droit à d’autres largesses, pour couvrir les frais de confection d’outils de propagande (banderoles, mégaphones, pancartes, etc), sans oublier le matériel électronique de pointe (caméras et appareils photos, ordinateurs portables et tablettes).

Un attirail qui a déjà fait ses preuves lors de la tuerie de Gdeïm Izik, survenue fin novembre 2010, quand les activistes téléguidés à partir de Tindouf ont procédé au photomontage pour envoyer aux médias étrangers des photos d’enfants de Gaza, présentés comme des victimes des événements de Gdeïm Izik!

Une fourberie qui a vite été démontée par les autorités marocaines, qui ont procédé à des prises de vue aériennes des événements de Gdeïm Izik.

Les activistes pro-séparatistes veulent ainsi reprendre les mêmes méthodes pour induire en erreur l’option publique occidentale. Multipliant les provocations, tantôt à l’encontre des familles des victimes de la tuerie de Gdeïm Izik (11 éléments des forces de l’ordre tués sauvagement!), tantôt à l’encontre des magistrats chargés d’instruire le procès, les activistes à la solde du Polisario n’ont en effet pas atteint le but qui leur a été tracé par leurs maîtres à Alger à Tindouf.

Personne en dehors des ouailles séparatistes profitant des largesses des généraux algériens ne peut en effet contester la transparence du procès des 24 détenus de Gdeïm Izik, se déroulant sous l’oeil vigilant des observateurs internationaux.

Par Ziad Alami
Le 30/01/2017 à 16h07