Présidence du Rassemblement national des indépendants: Akhannouch ne briguera pas de troisième mandat

Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI) et chef du gouvernement du Maroc. (Y.Mannan/Le360)

En annonçant qu’il ne briguera pas un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants, Aziz Akhannouch choisit une sortie ordonnée, sans pour autant quitter la scène politique.

Le 11/01/2026 à 17h31

Aziz Akhannouch a officiellement annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la présidence du Rassemblement national des indépendants (RNI) lors des prochaines élections législatives. L’annonce a été faite ce week-end à Rabat, à l’occasion du Conseil national du parti, devant une assistance attentive et dans un climat maîtrisé.

Chef du gouvernement depuis la victoire du RNI aux législatives du 8 septembre 2021, Aziz Akhannouch a déclaré: «Je vais céder le flambeau après deux mandats consécutifs à la présidence du parti». Une formulation volontairement sobre, qui évite toutefois de rappeler que le règlement intérieur du RNI limite explicitement à deux mandats la durée de fonction du président du parti.

En coulisses, la lecture est plus nuancée. Selon un proche d’Aziz Akhannouch, la loi en vigueur sur les partis politiques n’interdit pas formellement un troisième mandat, à condition qu’un congrès extraordinaire soit organisé avant les élections. Autrement dit, sur le plan juridique, l’option restait ouverte. Les organisateurs du parti reconnaissent d’ailleurs qu’un troisième mandat aurait été possible si ce processus avait été enclenché.

Le choix annoncé relève donc moins d’une contrainte légale que d’une décision politique. Il s’inscrit dans une volonté affichée de respecter l’esprit des statuts du parti, tout en évitant un débat interne potentiellement clivant à l’approche des échéances électorales.

Il convient enfin de rappeler que le prochain congrès ordinaire du RNI est prévu début février à El Jadida. Ce rendez-vous sera exclusivement consacré à l’examen et à l’actualisation du programme partisan, et se tiendra toujours sous la présidence d’Aziz Akhannouch, confirmant ainsi qu’il conserve, pour l’heure, la main sur l’orientation stratégique du parti.

En renonçant à un troisième mandat tout en restant aux commandes jusqu’au terme prévu, Aziz Akhannouch opte pour une transition contrôlée plutôt qu’une rupture. Un équilibre subtil entre continuité et renouvellement, qui laisse au RNI le temps de préparer l’après, sans précipitation ni vacance de pouvoir.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 11/01/2026 à 17h31