Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, n’aurait pas réussi à convaincre les ministres réunis lors du conseil du gouvernement, jeudi, pour valider un projet de décret n° 2.25.542 relatif à la classification, la surveillance et l’évaluation des barrages.
D’après les sources du quotidien Assabah qui rapporte cette information dans son édition du week-end des 7 et 8 février, «les ministres présents lors de ce conseil du gouvernement se sont contentés d’examiner le projet de décret en question, sans l’approuver».
Ce projet, indiquent les mêmes sources, aurait été mis au point par les services du ministère de l’Équipement et de l’Eau il y a un an, et transmis, selon le circuit législatif habituel, au secrétariat général du gouvernement (SGG), mais sans trouver le chemin pour sa programmation au conseil du gouvernement.
Ce n’est qu’après les dernières inondations, précisent les mêmes sources, que ce texte a été introduit à l’ordre du jour du conseil du gouvernement. Cette question du retard de ce projet a été soulevée, jeudi, par le quotidien au ministre délégué en charge des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, lors de la conférence de presse, mais sans réponse.
Par ailleurs, poursuit le quotidien, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka a présidé à Rabat la réunion du Comité national de veille chargé de la gestion et du suivi des événements liés aux inondations, en présence du secrétaire général du département et des responsables des agences des bassins hydrauliques. Cette réunion a été consacrée aux débats relatifs à la gestion des apports hydriques et des opérations de lâchers préventifs au niveau de certains barrages.
De même, un bilan a été dressé concernant la gestion des apports dans les barrages affichant des taux de remplissage élevés, en tenant compte des prévisions météorologiques, afin de garantir à la fois la sûreté des infrastructures et de l’environnement.
Aujourd’hui, ajoute le quotidien, «la situation actuelle est sous contrôle grâce aux mesures anticipatives et aux lâchers proactifs, suivant les protocoles de sécurité en vigueur, ont souligné les participants à ladite réunion».






