Au cours de sa mission, le ministre marocain tiendra une série de conclaves de haut niveau avec les hauts dignitaires de l’Union européenne. Ces échanges auront pour dessein de raffermir le partenariat multidimensionnel — économique, technique et culturel — entre un Maroc en pleine émergence, s’affirmant comme un hub régional incontournable, et une Union européenne soucieuse de structurer une coopération plus substantielle avec son voisinage méridional.
Pour rappel, le Conseil d’association demeure l’instance décisionnelle suprême régissant l’Accord d’association paraphé en 1996. Véritable clé de voûte institutionnelle, cet organe pilote depuis 2000 l’architecture de la coopération politique et commerciale entre Rabat et Bruxelles. Sa réunion annuelle constitue un moment de concertation stratégique, permettant d’arbitrer les grandes orientations et de donner une impulsion renouvelée aux échanges bilatéraux.
Lire aussi : José Manuel Albares met en avant les avancées qualitatives de la coopération maroco-espagnole
Les indicateurs chiffrés témoignent de la solidité de cet axe: l’Union européenne demeure, de loin, le premier partenaire commercial du Royaume. En 2024, elle a capté entre 56% et 62% des flux globaux du Maroc, pour un volume transactionnel dépassant les 60 milliards d’euros.
Portés par une dynamique de croissance soutenue, ces échanges, où prédominent les secteurs de l’industrie automobile, de l’agro-industrie et du textile, consacrent le Maroc comme un fournisseur stratégique de premier plan. À titre d’exemple, le Royaume s’est hissé au 10ème rang des partenaires mondiaux de l’Espagne, confirmant ainsi sa position de maillon essentiel dans les chaînes de valeur européennes.








