Les sessions ordinaires de février dans plusieurs collectivités territoriales ont viré à l’affrontement. Entre accusations de corruption, chantage et pactes illicites, de nombreux élus et présidents de communes ont été mis en cause devant les autorités. Selon le quotidien Assabah dans son édition des 14-15 mars, ces échanges houleux ont été consignés dans des procès-verbaux officiels.
Des accusations graves ont été ainsi échangées en public, faisant fi des dispositions de la loi organique n° 113-14 relatives aux communes.
Mais les autorités compétentes du ministère de l’Intérieur auraient déjà entamé l’ouverture d’enquêtes, en consultant les procès-verbaux des sessions du mois de février dans les communes concernées, souligne le quotidien.
Dans ce sillage, poursuit Assabah, «pas moins de 60 missions d’inspection ont été effectuées dans les communes de Fès, Meknès, Tanger, Taza, Tétouan, Oujda, Guelmim et d’autres».
D’après les mêmes sources, les communes concernées ont été appelées à mettre à la disposition des services compétents du ministère de l’Intérieur les données mises à jour des systèmes de contrôle numérique piloté à l’échelle centrale par la direction générale des collectivités locales. Il s’agit de mesures qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du chantier de transformation digitale des collectivités territoriales (CTS).
Dans le cadre de cet accompagnement, les missions de contrôle portent sur les budgets, les dépenses, les recettes, les ressources humaines, l’état-civil, le patrimoine, les contentieux et le suivi des projets. Le but, résume le quotidien, est de renforcer les fondements de la démocratie locale, asseoir la justice spatiale et répondre aux attentes de la population locale.








