Ouvrant les travaux du séminaire de haut niveau consacré aux «relations euro-méditerranéennes», où le Maroc joue un rôle central, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a estimé que l’espace euro-méditerranéen devait désormais accorder une attention accrue au Sud, «qui ne doit plus être traité comme la périphérie d’un programme mais comme la seconde moitié d’un espace à construire ensemble».
L’objectif de cette rencontre était d’établir un bilan des relations entre l’Union européenne et ses partenaires méridionaux, tout en identifiant des pistes concrètes susceptibles de renforcer la coopération sur des enjeux stratégiques et prioritaires pour les deux rives de la Méditerranée.
S’exprimant devant la commissaire européenne en charge de la Méditerranée, Dubravka Šuica, et en présence de nombreux ambassadeurs européens, le chef de la diplomatie marocaine a dressé un constat lucide des dysfonctionnements actuels de cet espace.
Face à ce diagnostic, M. Bourita a appelé à restaurer «la centralité» de l’espace euro-méditerranéen dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives parallèles. Le Maroc, a-t-il souligné, propose une vision claire et ambitieuse pour «construire cet espace», articulée autour de quatre axes: la valeur, la sécurité, l’intégration économique et le modèle des connaissances. Cette ambition, a-t-il précisé, requiert d’importants investissements et une préparation à long terme.
Enfin, en conclusion, le ministre a réaffirmé que «le Maroc porte cette vision avec humilité et détermination», lors de ce conclave diplomatique où l’enjeu était de projeter une Méditerranée érigée en véritable communauté de destin.








