Crise au sein du MP: l’ombre de Mohamed Ouzzine

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Revue de presseKiosque360. Le remaniement ministériel n’a pas fait que des heureux! Des militants du Mouvement populaire (MP) qui ambitionnaient de décrocher un maroquin, s’élèvent contre le secrétaire général du parti, Mohand Laenser. Une nouvelle crise se profile à l’horizon.

Le 23/05/2015 à 00h17

A peine annoncé, le remaniement ministériel a provoqué des remous parmi les militants du Mouvement populaire. Au sein du Bureau politique du parti, la grogne est à son comble, rapporte Al Akhbar dans son édition de ce weekend (23-24 mai). Et notamment, une remise en cause de «la manière» dont le SG du parti, Mohand Laenser, a géré les tractations avec le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

«Laenser a fait cavalier seul. Il a proposé les noms des ministrables sans se référer au Bureau politique du parti, se contentant de quelques réunions avec des ministres et des dirigeants proches de lui», s'insurgent des militants dont les propos sont rapportés par la publication arabophone.

Les membres du MP ont même lancé une boutade selon laquelle Mohand Laenser «a battu le record du changement de portefeuilles ministériels durant le mandat de l’actuel gouvernement. Du ministre de l’Intérieur, il a dû partager celui de l’Habitat et de l’Urbanisme avec Nabil Benabdallah, pour débarquer au département de la Jeunesse et des Sports" !

Selon la publication arabophone, l’objectif de Laenser était de barrer la route à Mohamed Moubdie pour que ce dernier n’occupe pas le ministère laissé vacant par Mohammed Ouzzine, limogé suite au scandale du Complexe Prince Moulay Abdallah à Rabat. Ouzzine, par ailleurs candidat à la succession de Laenser à la tête parti, serait en train de mener bataille pour placer les siens dans les cabinets des ministres harakis fraîchement nommés. «Une manière de les récompenser pour l’avoir aidé à avoir la mainmise sur la jeunesse du parti», souligne Al Akhbar.

En outre, de nombreux membres du secrétariat régional du MP à Casablanca ont présenté leurs démissions «en protestation contre leur marginalisation de la prise des décisions». Il est certain qu’une crise plane à l’horizon chez les Harakis. Le nom de Mohamed Ouzzine revient toujours au-devant de la scène. Pas qu’en bien, malheureusement !

Par Abdelkader El-Aine
Le 23/05/2015 à 00h17