Dans une nouvelle tentative, vouée à l’échec, pour forger une victoire de propagande devant la justice européenne, le Polisario a annoncé le dépôt d’un recours contre le dernier accord agricole liant l’Union européenne au Maroc. Cette démarche traduit moins une réelle influence qu’une profonde confusion politique et juridique, rapporte Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 6 janvier.
Selon les dires des séparatistes cet accord impliquerait une reconnaissance implicite de la souveraineté marocaine sur le Sahara. L’UE, quant à elle, réaffirme que son partenariat avec Rabat repose sur des fondements juridiques clairs et une coopération avancée et multidimensionnelle.
Cette polémique survient dans le sillage d’un vote décisif du Parlement européen, le 26 novembre 2025, qui a rejeté des amendements visant à modifier l’origine des produits marocains issus des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued ed Dahab. Ce vote, interprété comme un message politique fort, confirme l’attachement de l’UE à la formule adoptée par sa Commission, laquelle intègre les provinces du Sud dans la zone géographique officielle des accords commerciaux avec le Maroc. Il a notamment fait échouer les pressions algériennes et de leurs relais européens, qui cherchaient à imposer l’appellation «Sahara occidental» sur ces produits.
Les observateurs s’accordent à prédire que ce nouveau recours subira le même sort que les tentatives précédentes du Polisario. Bruxelles, en effet, attache une importance capitale à son partenariat stratégique avec Rabat, notamment dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et des chaînes d’approvisionnement. Ils soulignent la volonté constante des institutions européennes de ne pas politiser les dossiers commerciaux, afin de préserver la stabilité des accords bilatéraux et la dynamique positive des relations euro-marocaines.
Parallèlement, des analystes attentifs aux développements de ce dossier soulignent que ces manœuvres judiciaires mettent en lumière la fragilité de la position du Polisario. Celui-ci s’épuiserait à reproduire un discours juridique isolé, et à instrumentaliser les divergences internes européennes pour se prévaloir d’une influence chimérique, indique Al Ahdath Al Maghribia.
Dans le même temps, le Maroc poursuit sereinement la consolidation de ses acquis sur le terrain, renforçant sa souveraineté sur ses provinces du Sud, y accélérant son développement et gagnant progressivement l’adhésion de la communauté internationale à son projet d’autonomie, jugé «réaliste» et «crédible».








