5ème Forum parlementaire: «La France plaide pour que l’UE signe un partenariat stratégique global avec le Maroc», a déclaré Yaël Braun-Pivet

A l'ouverture de la 5ème Session interparlementaire maroco-française, le 29 janvier 2026 à Rabat (Y.Mennan/Le360).

Le 29/01/2026 à 15h19

VidéoRéunis à Rabat, parlementaires marocains et français ont donné, ce jeudi 29 janvier, le coup d’envoi de la 5ème session interparlementaire Maroc–France, dans un contexte de relance politique marqué par la visite d’Emmanuel Macron. Cette rencontre ambitionne de renforcer les fondements institutionnels et stratégiques d’une coopération appelée à se projeter vers de nouveaux horizons.

La cinquième session du Forum parlementaire Maroc–France, ouverte ce jeudi 29 janvier à Rabat, s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat stratégique unissant les deux pays. Cette rencontre interparlementaire entend explorer plusieurs thématiques majeures liées au renforcement de la coopération bilatérale, tout en traduisant la volonté partagée d’approfondir le dialogue politique, institutionnel et économique entre Rabat et Paris.

Élargie aux membres des deux délégations, cette session a été coprésidée, côté marocain, par Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, et Mohamed Ould Errachid, président de la Chambre des conseillers. La partie française était représentée par Gérard Larcher, président du Sénat, et Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.

Les échanges ont été l’occasion de réaffirmer les fondements politiques de la relation maroco-française, dans le prolongement de la récente visite du président Emmanuel Macron au Maroc. Une visite marquée, comme l’a rappelé Rachid Talbi Alami, par une déclaration qualifiée d’historique, selon laquelle «le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine».

Les participants ont souligné que l’initiative d’autonomie, proposée sous souveraineté marocaine, constitue, selon eux, la seule base sérieuse et crédible en vue d’un règlement définitif de ce différend régional. La session a également permis d’évoquer la solidité des liens historiques unissant les deux nations, ainsi que les leviers susceptibles d’en approfondir la portée. Mohamed Ould Errachid a, dans ce cadre, plaidé pour un renforcement accru du partenariat, notamment dans les provinces du Sud.

Dans une perspective de structuration durable des relations bilatérales, les travaux se sont attelés à esquisser les contours du prochain cycle de coopération. Gérard Larcher a ainsi proposé quatre axes stratégiques, dont l’élaboration d’un traité franco-marocain. Un tel instrument constituerait, s’il venait à être signé, le premier traité de la France avec un pays du sud de la Méditerranée. Il viserait à récapituler l’ensemble des accords de coopération existants tout en définissant les priorités structurantes du partenariat, a-t-il expliqué à notre média. Christian Cambon a abondé dans le même sens.

Quatre thématiques principales ont été débattues au cours de cette première journée, portant notamment sur les nouveaux horizons de la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Les discussions ont également abordé les questions relatives aux droits des femmes et à leur participation à la vie publique, dans une approche de gouvernance inclusive.

Le quatrième et dernier thème a été consacré à la transition énergétique et au développement des énergies renouvelables. «C’est parce que le Maroc est un pilier de la stabilité régionale que la France plaide en faveur de la signature d’un partenariat stratégique global entre l’Union européenne et le Royaume», a déclaré Yaël Braun-Pivet.

La délégation parlementaire française doit, par ailleurs, être reçue vendredi par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération avec l’Afrique et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Créé en 2013 à Rabat, le Forum parlementaire Maroc–France a tenu une deuxième session à Paris en 2015, avant de se réunir à nouveau à Rabat en 2018, puis dans la capitale française en 2019.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mennan
Le 29/01/2026 à 15h19