Dans la soirée, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont menacé d’agir «sévèrement» contre tout navire militaire transitant par le détroit.
Les deux navires ont opéré dans le cadre «d’une mission plus large visant à s’assurer que le détroit est entièrement débarrassé des mines marines précédemment posées par les Gardiens de la Révolution iraniens», a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans un communiqué sur X.
— U.S. Central Command (@CENTCOM) April 11, 2026
Des affirmations «fortement rejetées» par le porte-parole des forces armées iraniennes, Ebrahim Zolfaghari, cité par la télévision d’Etat.
«La décision concernant le passage de n’importe quel navire (dans le détroit d’Ormuz) revient aux forces armées de la République islamique d’Iran», a-t-il assuré.
S’exprimant samedi après-midi devant la presse, Donald Trump a enchéri: «Nous avons des dragueurs de mines là-bas.»
«Nous balayons le détroit, et en plus de cela, nous négocions», a-t-il ajouté.
En soirée, le commandement naval des Gardiens a assuré que «toute tentative de navires militaires de franchir le détroit d’Ormuz fera l’objet d’une réaction sévère», selon la télévision d’Etat iranienne.
«La marine des Gardiens de la révolution dispose de l’autorité totale pour gérer intelligemment le détroit d’Ormuz», a-t-il ajouté.
L’annonce du Centcom est intervenue en plein pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran au Pakistan, lors desquels la question du trafic dans le détroit tient une place importante.
La navigation reste entravée dans cette voie maritime stratégique pour le pétrole et le commerce mondial, quasi bloquée par l’Iran depuis le début de la guerre, alors que sa réouverture était une condition du cessez-le-feu.
«Déblayage»
«Aujourd’hui nous avons commencé le processus pour établir un nouveau passage, et nous partagerons bientôt cette voie sûre avec l’industrie maritime pour encourager la libre circulation du commerce», a affirmé l’amiral américain Brad Cooper, chef du Centcom, dans le communiqué.
«Des forces américaines supplémentaires, y compris des drones sous-marins, se joindront aux efforts de déblayage dans les jours prochains», a ajouté l’amiral.
Dans un message quelques heures plus tôt sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis avaient commencé «le processus de déblocage du détroit d’Ormuz».
Une opération présentée comme une «faveur pour des pays à travers le monde, y compris la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la France, l’Allemagne et bien d’autres», a écrit le président américain.
«De manière incroyable ils n’ont pas le courage ou la volonté de faire le travail eux-mêmes», a-t-il assuré.
Donald Trump s’en est également pris aux médias qui, selon lui, assurent que l’Iran gagne la guerre contre les Etats-Unis, «alors qu’en réalité tout le monde sait qu’ils sont en train de PERDRE, et PERDRE GROS».
«La seule chose en leur faveur, c’est la menace qu’un navire puisse +heurter+ une de leurs mines navales» dans le détroit d’Ormuz, a-t-il reconnu, tout en clamant que «l’ensemble de leurs 28 navires poseurs de mines gisent au fond de la mer» depuis les frappes américaines.
Sans fournir de détails, le président américain a également affirmé que des «pétroliers vides venant de nombreux pays se dirigent tous vers les Etats-Unis d’Amérique pour SE CHARGER en pétrole».




