Voici les prix du poisson en ce début de Ramadan à Agadir

Le marché aux poissons d’Al Massira, à Agadir. (M.Oubarka/Le360)

Le 21/02/2026 à 20h00

VidéoÀ Agadir, le Ramadan s’ouvre sur des fluctuations des prix du poisson. Entre 20 et 25 dirhams le kilo de sardines et jusqu’à 120 dirhams pour les crevettes, ces variations s’ajoutent à la hausse d’autres produits alimentaires et alourdissent les dépenses des familles.

Au troisième jour du mois de Ramadan, les prix du poisson enregistrent des variations sensibles sur les marchés d’Agadir, notamment au marché d’Al Massira.

Le kilo de sardines varie entre 20 et 25 dirhams, avec une baisse possible autour de 12 dirhams prochainement. Les crevettes s’établissent entre 90 et 120 dirhams, le merlan entre 55 et 70 dirhams, et le calamar ainsi que la sole entre 90 et 110 dirhams.

Sur le marché du poisson d’Al Massira, plusieurs commerçants constatent un renchérissement notable, notamment pour la sardine, produit phare de la consommation marocaine durant le mois sacré, période où la demande connaît traditionnellement un pic.

Mohamed, vendeur de sardines, explique que les prix ont effectivement augmenté. Selon lui, cette situation s’explique principalement par des conditions météorologiques défavorables et par la faible disponibilité de cette espèce à cette période de l’année. Il se veut toutefois rassurant, estimant que cette phase ne devrait pas durer et que les prix pourraient revenir à des niveaux plus accessibles dans les prochains jours.

Le professionnel précise également que les écarts constatés s’expliquent par la qualité et la taille du produit. Les petites sardines restent plus abordables, tandis que les calibres plus importants se vendent à des tarifs plus élevés. Malgré ces fluctuations, la demande demeure soutenue.

De son côté, Khalid, également vendeur au marché d’Al Massira, assure que les différentes espèces de poissons restent disponibles en quantités suffisantes et à des prix globalement raisonnables. Il reconnaît néanmoins que le mois de Ramadan s’accompagne d’une forte affluence, susceptible d’entraîner des ajustements ponctuels à la hausse. Cette pression sur la demande constitue, selon lui, un facteur déterminant dans les variations observées.

Les professionnels écartent toutefois l’hypothèse d’une augmentation durable dans les jours à venir, misant sur une amélioration de l’approvisionnement et une offre plus abondante au cours des prochaines semaines, ce qui pourrait stabiliser, voire faire baisser les tarifs.

Reste que pour de nombreux ménages, ces fluctuations, même qualifiées de légères par les professionnels, s’ajoutent à la hausse d’autres produits alimentaires et ravivent les préoccupations liées au pouvoir d’achat, particulièrement sensibles durant le mois de Ramadan.

Par M'hand Oubarka
Le 21/02/2026 à 20h00