Plan Maroc Vert: Aziz Akhannouch en ordre de bataille

Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime.   . DR

Revue de presseKiosque360. Le bilan est plus que satisfaisant pour le Plan Maroc Vert (PMV) à mi-parcours de l’échéance. Le cap est dorénavant mis sur les cinq prochaines années.

Le 28/04/2015 à 10h42

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a dressé un tableau exhaustif des réalisations 2008-2015 du PMV lors des 8ème Assises de l’agriculture tenues à Meknès, en prélude de la 10ème édition du Salon International de l’agriculture de Meknès qui s’ouvre aujourd’hui. Le projet royal a contribué à une nette amélioration de la valeur ajoutée du secteur agricole, dont le taux de croissance annuelle enregistre une hausse de l’ordre de 7,6% pour la période 2008 à 2013, contre une moyenne de 4,4% pour le reste de l’économie nationale, souligne L’Economiste dans sa livraison de ce mardi 28 avril.

Parmi les autres indicateurs importants, le PIB agricole qui a atteint 109,9 milliards de DH au titre de 2013, soit une hausse (par habitant) de 48% dans le milieu rural, les 500.000 agriculteurs bénéficiaires d’aides et d’accompagnement dans le cadre du pilier II du PMV, ou encore la multiplication par 1,7 de l’investissement agricole entre 2008 et 2014. Ceci implique une hausse de 34% des exportations agroalimentaires depuis 2008, rappelle aussi le journal. Force est de souligner également que la production prévisionnelle des trois céréales principales est estimée à 110 millions de quintaux au titre de la campagne agricole 2014-2015. C’est un niveau record dans l’histoire du Maroc, a fait savoir le ministre de l’Agriculture. Notons que le président sénégalais, Macky Sall, hôte du royaume, a salué “la pertinence de la vision royale” qui a pour objectif de d’assurer la sécurité alimentaire du pays. Le cap est dorénavant mis sur les cinq prochaines années.

Ainsi, pour la période 2015-2020, Aziz Akhannouch insiste, dans le cadre du pilier I, sur la multiplication par deux, à l’échéance 2020, des investisseements orientés vers l’aval, la rationalisation du périmètre irrigué pour, in fine, augmenter la valeur ajoutée des terres irriguées de plus de 4.000 DH/ha, au lieu de 3.500 DH/ha actuellement. Il faudra également doubler les exportations agricoles. Concernant le pilier II, L’Economiste note qu’il s’agira de pérenniser les acquis à travers le lancement de nouveaux projets, visant à multiplier par deux les revenus et les rendements des projets initiés dans le cadre de l’agriculture solidaire.

Par Ismail Benbaba
Le 28/04/2015 à 10h42