Ces chiffres ont été relayés par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, en marge du Conseil d’administration de l’Agence du bassin hydraulique de Sakia El Hamra-Oued Eddahab de ce mercredi 25 février.
Cette rencontre a été consacrée à l’arrêt des comptes de l’Agence au titre de l’année budgétaire 2024, à la présentation de son programme d’action et de son projet de budget 2026, ainsi qu’à l’état d’avancement de l’exécution du budget 2025.
Le ministre a toutefois précisé que, malgré ces précipitations importantes, l’ensemble des intervenants demeure tenu de se mobiliser en faveur d’une gestion rationnelle de l’eau.
Après avoir présenté un aperçu des importantes réalisations du Royaume dans le domaine de l’eau, qui ont permis de surmonter des épisodes difficiles de sécheresse au niveau de l’ensemble des bassins hydrauliques, Nizar Baraka a fait état des principales réalisations enregistrées l’année précédente au niveau du bassin.
Il a ainsi mis l’accent sur la poursuite des travaux de réaménagement du barrage Sakia El Hamra, dont le taux d’avancement a atteint 93%, avec une mise en service anticipée en novembre 2025.
Il a également évoqué la poursuite de la réalisation des lacs collinaires dans la province d’Es-Semara, ainsi que la station de dessalement d’eau de mer de Dakhla, dont l’exploitation est prévue au cours de cette année.
Le responsable gouvernemental a en outre rappelé le lancement des appels d’offres pour la conception de quatre petits barrages dans la zone d’intervention de l’Agence, dans le cadre du programme des petits barrages et lacs collinaires 2022-2027.
Il a aussi fait état de l’exploitation de la station de dessalement de l’eau de mer du centre Amgriou et de la réalisation de 25 forages d’exploitation destinés à renforcer l’approvisionnement en eau potable, pour un débit total estimé à environ 272 litres par seconde.
Par ailleurs, le ministre a souligné que, suite à la succession d’années de sécheresse, le bassin de Sakia El Hamra et Oued Eddahab a enregistré, au cours de l’année hydrologique 2024-2025, un déficit pluviométrique d’environ 83% par rapport à la moyenne annuelle.
Cette situation a eu un impact négatif sur le niveau des nappes souterraines, dont la plupart ont connu une baisse importante en raison de leur faible alimentation en eau de pluie et de leur surexploitation, a-t-il expliqué.
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Malgré cette amélioration, le gouvernement poursuit la mise en œuvre de programmes structurants dans le bassin de Sakia El Hamra et Oued Eddahab afin d’assurer la sécurité hydrique, a-t-il enchaîné, citant à cet égard la programmation des projets d’extension de la station de traitement des eaux saumâtres d’El Ouattia et de Tan Tan, la poursuite de l’équipement des forages et la réalisation de travaux de reconnaissance pour la mobilisation des ressources en eau.
Il s’agit également de la réalisation de projets de réutilisation des eaux usées traitées des villes de Dakhla et Laâyoune pour l’arrosage des espaces verts, dans l’objectif de réduire la pression sur les ressources en eau conventionnelles, a-t-il poursuivi.
Dans le cadre de l’anticipation et de la prévention des risques liés aux phénomènes extrêmes résultant du changement climatique, notamment les inondations et la sécheresse, l’Agence œuvre à l’élaboration d’un «Atlas des zones à risque d’inondations» à l’échelle de sa zone d’intervention, ainsi qu’un plan de gestion de la rareté de l’eau durant les épisodes de sécheresse, afin d’anticiper les situations de pénurie dans une perspective de gestion durable des ressources hydriques, a-t-il ajouté.








