Conformément au calendrier prévisionnel qui avait été validé par le Conseil d’administration de la CGEM le 5 mars dernier, l’appel à candidatures pour la présidence du patronat débute ce 11 mars, donnant donc le coup d’envoi d’une pré-campagne électorale. Les candidats auront jusqu’au 14 mai pour convaincre les adhérents de la confédération de leur confier la succession de Chakib Alj, l’actuel président de la confédération patronale. Cette période permet donc de définir «les grandes orientations économiques et les chantiers qui marqueront le prochain mandat», écrit Les Inspirations Éco.
Le calendrier de ces élections a été fixé avec précision afin que le scrutin puisse se dérouler en toute transparence et régularité. Après cette première étape qu’est l’ouverture officielle de la pré-campagne électorale, suivra une réunion de validation des candidatures qui permettra d’établir une liste définitive des candidats, un processus qui prendra fin le 14 mai, au cours d’une réunion des membres de l’Assemblée générale ordinaire élective de la CGEM. Entre ces deux dates, les membres du Comité de suivi du processus électoral, dont la composition a été approuvé lors de la tenue du dernier Conseil d’administration, seront en charge «de veiller au bon déroulement de la campagne électorale et de garantir un traitement équitable pour tous les candidats». Ils auront un «rôle central», explique le quotidien, au cours de «cette période [qui] s’annonce dense et concurrentielle», et dont les enjeux stratégiques sont «importants pour le patronat marocain».
Le prochain président «héritera d’un portefeuille de dossiers variés et structurants», écrit Les Inspirations Éco. En effet, le 5 mars dernier, au cours d’une allocution, le président de la CGEM, Chakib Alj, a certes rappelé les avancées significatives réalisées au cours de sa présidence (mise en œuvre de la loi sur la grève, activation du dispositif TPME pour la charte d’investissement, adoption de la loi de finances 2026, évolution du régime des changes, soutien au financement des entreprises, dynamisation de la Bourse), mais il a aussi indiqué que plusieurs réformes majeures restaient à conduire.
Parmi celles-ci, le président sortant a cité la révision du Code du travail, la réforme de la formation professionnelle et la refonte du système de retraite, un ensemble d’enjeux délicats qui exigeront de son successeur un sens aigu de la négociation et du dialogue avec les partenaires sociaux et les pouvoirs publics. Les candidats devront présenter une position claire sur ces dossiers, qui détermineront la crédibilité et la vision stratégique de la future présidence, relaie le quotidien.
«Au-delà des textes et réformes législatives, le contexte économique global représente un défi supplémentaire. Le président entrant devra répondre à des problématiques complexes, allant de la compétitivité des entreprises face à un environnement international incertain, à la transition énergétique et à la décarbonation de l’industrie, en passant par l’intégration africaine comme moteur de croissance et l’accès au financement pour les TPME. Les adhérents attendent du futur président des propositions concrètes et des orientations stratégiques capables de renforcer la résilience et la compétitivité du tissu économique national», écrit Les Inspirations Éco, selon lequel la mission du nouveau président «ne se limitera pas à l’arène nationale. Il devra également représenter le patronat marocain à l’international, dans un contexte où l’attractivité du Maroc et sa position au sein des chaînes de valeur mondiales sont des enjeux cruciaux pour l’économie du pays».
La campagne électorale débutant ce mercredi 11 mars est donc une étape déterminante. Les candidats auront près de deux mois pour convaincre les quelque 4 000 adhérents de la confédération sur le fait que leur vision et leur programme sont à même de conduire le patronat vers l’avenir. «Cette période permettra de distinguer ceux qui privilégieront la continuité des projets déjà engagés de ceux qui proposeront une rupture dans la méthode ou les priorités», précise le quotidien. Le futur président de la CGEM aura donc une lourde responsabilité: poursuivre la modernisation du dialogue social, accompagner la transformation économique et assurer une représentation efficace des entreprises marocaines, dans un contexte où la réactivité, l’innovation et le sens de l’anticipation sont exigés. Pour Les Inspirations Éco, «la présidence à venir ne sera pas seulement un symbole institutionnel, elle sera un véritable levier stratégique pour façonner le développement économique du Maroc au cours des prochaines années».




