CAN 2025: le pari logistique réussi du Maroc pour une organisation sans précédent

Lamalif Group signe la mise en lumière des stades marocains lors des matchs de la CAN 2025

Revue de presseLe Maroc transforme en profondeur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Camps de base dédiés pour chaque équipe, hôtels privatisés, centres d’entraînement de proximité et gestion optimisée des déplacements confirment le succès du pays à hisser la CAN à un niveau logistique comparable aux plus grandes compétitions internationales. Cet article est une revue de presse tirée de Jeune Afrique.

Le 05/01/2026 à 18h39

Dans le football africain, certaines transformations se font sans bruit mais marquent durablement l’histoire. Celle qu’a préparée le Maroc pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 appartient à cette catégorie. À rebours des habitudes du tournoi, où plusieurs sélections partageaient souvent un même hôtel et se croisaient au quotidien, l’édition marocaine a instauré une organisation inédite: chaque équipe a disposé de son propre camp de base, pensé comme un espace fermé, dédié à la concentration et à la récupération. Une première à l’échelle de la CAN.

Vingt-quatre camps de base ont ainsi été planifiés, un pour chacune des sélections qualifiées, écrit le magazine Jeune Afrique. Chaque dispositif comprend un hôtel cinq étoiles entièrement privatisé ainsi qu’un centre d’entraînement situé à proximité immédiate. Pour la phase de groupes, l’attribution de ces quartiers généraux s’est faite par tirage au sort lors d’un atelier organisé le 26 janvier, en présence des sélectionneurs, à la veille du tirage officiel des groupes.

Les infrastructures mises à disposition répondent aux exigences internationales les plus élevées. En tout, 51 terrains d’entraînement ont été validés et confiés à la Confédération africaine de football, qui les a attribués en fonction de la localisation des hôtels et de l’évolution du parcours des équipes. L’objectif a été de limiter les déplacements, réduire la fatigue et offrir des conditions de préparation optimales dans un calendrier toujours exigeant.

Avec cette organisation, le Maroc affiche une ambition assumée, souligne Jeune Afrique. Il s’agit d’aligner la CAN sur les standards des grandes compétitions internationales. L’idée est de rapprocher l’expérience africaine de celle d’un Euro ou d’une Coupe du monde, en accordant une place centrale au confort, à la sérénité et à l’isolement des équipes. Derrière le raffinement, la logique est avant tout sportive. Dans un tournoi aussi disputé, la qualité de l’environnement peut peser autant que la tactique ou la forme physique.

Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de l’organisation sportive portée par les autorités marocaines, a-t-on pu lire dans Jeune Afrique. Si le dispositif de la CAN 2025 reste distinct de celui prévu pour la Coupe du monde 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal, son mode d’organisation est similaire. Le Mondial comptera 32 camps de base, contre 24 pour la CAN, mais dans les deux cas, il s’agit de positionner le pays comme une référence mondiale en matière d’accueil et de logistique sportive.

Le défi est considérable. Gérer simultanément 24 camps autonomes revient à orchestrer autant de microstructures indépendantes: sécurité, restauration, transports, gestion des médias et protection de la vie privée des joueurs doivent être pensés dans les moindres détails. Cette montée en gamme se reflète également dans l’organisation des matchs. Aucun des neuf stades retenus n’a été sollicité pour deux rencontres le même jour. Une rupture.

En choisissant cette voie, le Maroc ne se contente pas d’organiser une CAN. Il propose une nouvelle manière de penser la compétition africaine, plus moderne, plus exigeante, et résolument tournée vers l’excellence, conclut Jeune Afrique. Une révolution discrète, mais potentiellement décisive pour l’avenir du football continental.

Par La Rédaction
Le 05/01/2026 à 18h39