Édifié sur l’oued Za, un cours d’eau permanent traversant notamment Aïn Bni Mathar et l’oasis de Takafit dans la province de Jerada, ce barrage joue un rôle majeur dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau et la protection contre les inondations.
Son bassin versant couvre environ 17.400 km² et permet de capter des apports annuels estimés à 106 millions de m³, assurant ainsi une capacité importante de mobilisation et de stockage des ressources hydriques.
Selon Mohamed Tarmoun, responsable du barrage, l’ouvrage constitue une véritable prouesse technique. Il s’agit d’un barrage voûte en béton armé d’une hauteur de 91,5 mètres et d’une longueur en crête de 325 mètres, figurant parmi les principales infrastructures hydrauliques du bassin de la Moulouya.
L’installation comprend également plusieurs équipements techniques essentiels, dont un barrage secondaire en terre, appelé «Hajiz Al-Fajj», long d’environ 1,5 km, destiné à limiter les infiltrations et réguler les écoulements.
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Le barrage dispose de quatre évacuateurs de crues pouvant atteindre un débit maximal de 772 m³/s et de trois vidanges de fond d’une capacité maximale de 438 m³/s, permettant un contrôle précis des niveaux d’eau, notamment lors d’épisodes pluvieux intenses.
Sur le plan agricole, il alimente les périmètres irrigués de la plaine de Tafrata grâce à une prise d’eau principale d’un mètre de diamètre, complétée par deux prises supplémentaires destinées à l’irrigation à grande et moyenne échelle jusqu’à la zone de Melqa El Ouidane, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et au développement agricole régional.
Au-delà de l’irrigation et de l’eau potable, le barrage contribue à la recharge des nappes phréatiques et à la préservation de l’équilibre écologique. Il participe également à la réduction de l’envasement du barrage Mohammed V en retenant une partie des sédiments transportés par les eaux.







