Agriculture. «De la gestion de l’urgence à une organisation anticipée»: convention pour l’encadrement de l’emploi saisonnier

De gauche à droite: Abdellah Chouikh, directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Younes Sekkouri, ministre de l'Intégration économique, des PME, de l'Emploi et des Compétences, Ahmed Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et des Eaux et Forêts et Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) lors de la signature de la convention pour l'encadrement de l'emploi saisonnier dans l'agriculture, à Rabat le 23 janvier 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 23/01/2026 à 16h30

VidéoLe ministre de l’emploi, Younes Sekkouri, a présidé ce vendredi à Rabat une cérémonie de signature d’une convention visant à organiser l’emploi saisonnier dans le secteur agricole.

Outre Younes Sekkouri, la convention a été paraphée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et des Eaux et Forêts, Ahmed Bouari, ainsi que par Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader). Le quatrième signataire de l’accord est le directeur de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), Abdellah Achouikh.

Ce partenariat vise à élaborer une feuille de route dédiée à l’emploi saisonnier dans le secteur agricole, en particulier lors des périodes pluvieuses et froides, traditionnellement marquées par des besoins accrus en main-d’œuvre. Il s’agit, selon les termes de la convention, de «changer la méthode» en passant d’une gestion réactive et conjoncturelle à «une organisation anticipée, structurée et concertée de l’emploi saisonnier».

Pour Younes Sekkouri, l’accord repose sur plusieurs piliers: l’anticipation des besoins chiffrés en main-d’œuvre, la planification des recrutements et une meilleure mise en relation entre employeurs et chercheurs d’emploi. L’objectif affiché est «d’améliorer la stabilité de l’emploi en milieu rural, de renforcer l’attractivité des métiers agricoles et de soutenir le développement territorial», dans un contexte où la question de l’emploi saisonnier reste étroitement liée à la vulnérabilité climatique et aux cycles agricoles.

En structurant en amont un marché du travail longtemps géré dans l’urgence, cette convention ambitionne de faire de l’emploi saisonnier agricole non plus une variable d’ajustement, mais un levier durable de stabilité sociale et de développement rural.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 23/01/2026 à 16h30