Yazid Madine dans Bnat Lalla Mennana: «Après le jeune chamali, j’aimerais incarner un Casablancais de la street»

Yazid Madine, jeune acteur (A.Et-tahiry/Le360).

Le 16/03/2026 à 11h31

VidéoÀ seulement 23 ans, Yazid Madine commence à se faire un nom dans le paysage audiovisuel marocain. Étudiant en administration des affaires, ce jeune Casablancais passionné par les arts, la caméra et les lumières jongle entre ses études, son travail dans une école de danse et ses premiers pas devant l’objectif. Après une première expérience au cinéma dans «Nocturnal Sonata», il fait aujourd’hui ses débuts à la télévision dans la saison 3 de «Bnat Lalla Mennana». Interview.

Du mannequinat aux plateaux de tournage, Yazid Madine trace peu à peu son chemin dans l’univers artistique. Le nouveau talent, révélé au grand public à travers son rôle de Yassine dans la série «Bnat Lalla Mennana», assume aujourd’hui pleinement son choix de se consacrer à l’acting. Entre la pression de tourner aux cotés des grands, les souvenirs du Festival international du film de Marrakech et sa récente popularité sur les réseaux sociaux, le jeune acteur se confie à Le360 sur ses débuts et ses rêves de carrière.

Le360: qui est Yazid Madine?

Yazid Madine: un jeune Marocain de 23 ans, qui poursuit encore ses études et travaille dans une école de danse. Depuis toujours, je suis passionné par l’art, la caméra et la scène, avec un amour particulier pour les lumières. Cette année, j’ai eu la chance de pouvoir montrer ce que je sais faire à la télévision.

Parlant de lumière, en plus de l’acting tu as aussi fait du mannequinat. Ton cœur balance-t-il entre les deux?

Plus maintenant. J’ai commencé le mannequinat vers 16 ou 17 ans: défilés, shootings, castings… C’était une très belle expérience, qui m’a permis de travailler et de gagner un peu d’argent. Mais aujourd’hui je suis dans une autre phase de ma vie. Les sensations sont très différentes: incarner un personnage n’a rien à voir avec défiler. Je préfère donc me concentrer sur l’acting, tout en restant ouvert aux opportunités.

En dehors du domaine artistique, où te verrais-tu?

Dans l’événementiel. J’aime le contact avec les gens et je déteste la routine. L’idée de ne pas avoir le même bureau tous les jours me plaît beaucoup. L’événementiel permet justement d’être toujours dans l’action et le contact humain, donc je pense que ce serait un bon compromis.

Avant la télévision, tu as joué dans «Nocturnal Sonata» d’Abdeslam Kelai. Comment s’est passée cette première expérience?

C’était une expérience incroyable. Avant ça, j’avais fait quelques publicités, mais rien de comparable à un tournage de cinéma. J’ai beaucoup appris et j’ai eu la chance d’être entouré de gens très bienveillants. Sur les plateaux, je suis très reconnaissant d’être traité comme «le petit frère de tout le monde».

Qu’est-ce que ça fait de fouler le tapis rouge du Festival international du film de Marrakech à un si jeune âge?

C’était un rêve que j’attendais. Un an plus tôt, j’avais dit à ma mère que je serai au Festival du film de Marrakech. Puis Abdeslam Kelai m’a appelé pour m’annoncer que nous y allions pour quelques jours. J’ai pris mes plus belles tenues et je suis parti. C’était une expérience inoubliable.

Quel est le point commun entre Yazid et Yassine, ton personnage dans «Bnat Lalla Mennana»?

Je dirais la sincérité des émotions, la spontanéité et la gentillesse. Yassine est quelqu’un de très serviable qui aime faire plaisir aux autres. Sur ce point, on se ressemble beaucoup. On pourrait même dire que nous sommes tous les deux un peu des «people pleasers». Ce n’est pas toujours une qualité, mais c’est un trait que nous partageons.

Et d’où te vient cet accent chamali?

J’ai plusieurs amis originaires du nord, donc j’avais déjà l’habitude d’entendre cet accent et de m’amuser en parlant comme eux. Sur le tournage, nous avions aussi un coach, Moncef Kabri, originaire de Chefchaouen, qui nous aidait énormément à travailler les différents dialectes du nord. Grâce à lui et à la pratique, j’ai réussi à m’en sortir.

Tourner avec un grand casting comme celui de «Bnat Lalla Mennana», c’était plus d’excitation ou de pression?

Honnêtement, beaucoup de pression. Depuis le jour où j’ai été accepté au casting jusqu’à mon retour de Chefchaouen après le tournage, j’avais cette boule au ventre. Je savais que je ne pouvais pas me permettre de ne pas être à la hauteur, surtout entouré de grands noms du métier.

Si tu avais carte blanche pour choisir ton prochain rôle, que voudrais-tu incarner?

J’aimerais beaucoup jouer un «weld Casa», le stéréotype casablancais, dans un rôle un peu dur, un personnage qui a du caractère. Ce serait intéressant parce que le public m’a découvert avec un accent chamali alors que je suis un pur Casablancais. Sinon, j’aimerais aussi interpréter un personnage avec des troubles psychologiques, un rôle qui demande un vrai travail sur les gestes, les mimiques et la psychologie du personnage.

Tu viens de dépasser les 100.000 abonnés sur Instagram. Plus de visibilité signifie aussi plus de critiques. Es-tu prêt?

Pour être honnête, pas totalement. Passer d’une petite communauté à un public beaucoup plus large, c’est impressionnant. Mais je pense que c’est quelque chose à quoi on s’habitue avec le temps. Jusqu’à présent, les gens ont été plutôt bienveillants avec moi. Il m’arrive parfois de tomber sur un commentaire négatif, mais j’apprends petit à petit à passer outre et à me concentrer sur le positif.

Par Ryme Bousfiha et Abderrahim Et-Tahiry
Le 16/03/2026 à 11h31