L’œil de Gueddar. Le tracteur du PAM charge, la Koutla fait office de godet
L’Aïnouche du jour. Une peine de mort si élargie qu’il faut désormais un passeport pour l’éviter (ou pas)
Des milliers de lycéens interpellés: en France, des «tensions»; au Maroc, ce serait une «dérive sécuritaire»
6.059 interpellations, des mineurs menottés par centaines, 215 élèves blessés, dont plusieurs mutilés à vie. Si ce bilan était marocain, une certaine presse française aurait déjà trouvé le mot: «dérive autoritaire». Mais ce bilan est français. Alors on parle de «tensions en marge du mouvement». Bienvenue dans le dictionnaire à géométrie variable des rédactions parisiennes.
L’œil de Gueddar. Quand le tracteur du PAM éjecte le RNI du convoi
L’Aïnouche du jour. 38 ans après, la jeunesse algérienne paie toujours le prix de sa parole
Dar Lkabranate. EP-227. Quand la pomme de terre décroche la lune et que le régime plane
Pendant que M. le président s’évertue à réciter ses psaumes d’un optimisme béat et promet des lendemains qui chantent, le panier de la ménagère algérienne a décidé de s’offrir une cure d’altitude bien malgré lui. La modeste pomme de terre, compagne historique des soirs de disette, vient de décrocher son étoile au Michelin en s’envolant vers des sommets stratosphériques. Elle trône désormais fièrement aux côtés de la banane, reléguée au rang de bijou de famille qu’on exhibe dans les vitrines, et du poulet qui s’est découvert des ailes pour s’envoler hors de portée des bourses ordinaires. Le pouvoir d’achat s’effondre et le citoyen contemple, médusé, son porte-monnaie devenu aussi vide que les discours officiels. Mais qu’importe la réalité des ventres creux. Confiné dans sa tour d’ivoire climatisée, le régime contemple le pays à travers un prisme hallucinogène où tout va toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes, bien trop occupé à bavarder de grandes ambitions pour s’abaisser à compter les épluchures.
Le36. EP527. Quand les élections deviennent un business juteux
Convoqué devant la brigade, le patron d’une imprimerie peut se targuer d’être l’un des rares grands gagnants des élections. Les politiques ont beau promettre monts et merveilles, il n’en connaît qu’une qu’ils tiennent à coup sûr: venir imprimer chez lui. Il dit gagner parfois plus que les candidats eux-mêmes et rêve donc d’un scrutin annuel. À force de lire leurs programmes, il affirme être devenu politicien à son tour, allant jusqu’à souffler à un parti que son rival a commandé davantage pour faire grimper la mise. Tous les cinq ans, le même slogan revient, «Il est temps de changer». Chez l’imprimeur, le changement est déjà là et se mesure en affiches, en cartons et surtout en factures.
L’œil de Gueddar. PAM-RNI: une impérative distance
L’Aïnouche du jour. Algérie: voter la peine de mort, un cercle qui finit par se refermer?
L’œil de Gueddar. Carburants: le ras-le-bol des taxis