L'enquête sur les tentatives de meurtre et de suicide commises par un policier à Agadir a permis d'éclaircir des zones d'ombre de cette affaire, dont les circonstances et les mobiles des deux délits. Selon Al Akhbar, dans son édition de ce lundi 8 septembre, le policier qui a tiré sur sa maîtresse avec son arme de service avant de retourner l'arme contre lui, jeudi dernier, est arrivé à son travail aux abattoirs d'Agadir avec 40 minutes de retard. Il devait rejoindre son poste à la Brigade légère d'intervention rapide (BLIR) mercredi à midi. D'après les sources d'Al Akhbar, le policier est entré à la caserne, il a pris son arme de service et 5 balles et a quitté les lieux sans passer par le service de dispatching. Le policier a été recherché, en vain. Entre temps, il est rentré chez lui au quartier le Rossignol. Etonnée de constater qu'il était rentré bien avant l'heure, sa mère lui a posé la question sur ce retour imprévu. Il lui a expliqué qu'il s'agissait d'un changement d’horaire de travail, ajoute Al Akhbar. Le policier a ôté sa tenue réglementaire pour revêtir une tenue civile avant de quitter le domicile familial.
Le policier, âgé de 31 ans, a appelé par la suite sa maîtresse de 22 ans qui l'a rejoint dans une maison à Hay El Farah et contacté un de ses collègues pour qu'il se joigne à eux. Ils ont bu ensemble, selon Al Akhbar qui précise que le policier a battu sa copine devant son collègue suite à une dispute. A la tombée du jour, le trio a quitté la maison de Hay El Farah et s'est dirigé à bord d'une voiture vers la Kasbah d'Agadir Oufella. Ils y ont passé quelque temps avant de décider d'aller plus loin dans un endroit peu fréquenté sur la côte. A en croire Al Akhbar, le policier aurait soupçonné sa copine de jouer un double jeu en entretenant une relation en parallèle avec son collègue. L'alcool favorisant cette pensée négative, il a dégainé son arme et tiré sur elle à deux reprises. L'un des projectiles l'a touchée au cou et l'autre au niveau de la mâchoire inférieure. Il a ensuite dirigé son arme vers sa tête et s'est tiré 3 balles dont deux l'ont blessé mais sans pour autant transpercer le crâne.
Le collègue du policier, qui était témoin du massacre, a appelé pour demander une ambulance et contacté la police.Les deux blessés ont été transportés à l'hôpital Hassan II d'Agadir. La jeune femme a été opérée. Elle est toujours hospitalisée à Agadir. Tandis que l'agresseur a été héliporté à l'hôpital Ibn Tofaïl à Marrakech où il a subi une opération de 4 heures pour extraire une balle restée coincée dans son crâne. L'impact n'a cependant laissé aucune séquelle. Al Akhbar signale que la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a ouvert une enquête avec le témoin et une enquête parallèle avec le responsable qui n'a pas signalé l'absence sans permission du policier.





