Un ciel aux teintes orangées, des particules fines, une visibilité réduite... Un panache dense de poussières de sable s’est étendu des régions sahariennes vers le centre et le nord du Royaume, avant de se prolonger au-dessus de l’Atlantique, comme l’atteste l’imagerie satellite capturée le 27 février dernier.
D’après l’analyse synoptique de la DGM, l’épisode est lié à la présence d’une dépression active au large des côtes atlantiques. Une dépression correspond à une zone de basse pression atmosphérique autour de laquelle l’air circule en spirale. Cette rotation crée un appel d’air (l’air environnant converge vers le centre du système).
Dans la situation observée, ce mécanisme a généré un flux soutenu de sud à sud-est sur les régions sahariennes. Autrement dit, l’air a circulé du désert vers le nord, en direction du Maroc. Ce flux a été suffisamment intense pour mobiliser les particules présentes à la surface du sol désertique.
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«Ce vaste voile ocre, visible depuis l’espace, traverse l’Atlantique en direction du sud de l’Europe. Au niveau local, cela se traduit par une réduction sensible de la visibilité, un ciel aux teintes orangées caractéristiques et un dépôt de particules fines sur les infrastructures», signale la DGM, qui ajoute qu’«un suivi précis a été rendu possible grâce à la pointe de la technologie satellitaire pour mieux anticiper les risques et informer les secteurs météo-sensibles».








