Tanger: de nouvelles révélations sur le "raqi" accusé d'abus sexuels

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Revue de presseKiosque360. L’enquête préliminaire menée par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger révèle que le raqi accusé d’abus sexuels sur deux de ses clientes aurait fait 11 autres victimes qui viennent de porter plainte. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 11/01/2023 à 21h25

L’enquête préliminaire entamée par le juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger a montré que le raqi arrêté dans la nuit du Nouvel An pour abus sexuels, suite à une plainte déposée par deux sœurs, aurait fait d’autres victimes. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du jeudi 12 janvier, que 11 autres femmes ont porté plainte contre le mis en cause. Quant à sa femme, elle l’accuse d’adultère. Les plaignantes indiquent qu’elles ont été agressées sexuellement pendant les séances de la roqya charia, dans un lieu clos. Certaines d’entre elles affirment qu’elles se sont soumises à lui alors qu’elles étaient dans un état second, tandis que d’autres soulignent qu’il les a obligées à avoir des rapports sexuels sous la menace. 

Des sources indiquent que le suspect, âgé de 29 ans, a nié devant le juge d’instruction toutes les accusations qui lui ont été notifiées, notamment les agressions sexuelles et l’escroquerie via le charlatanisme. Le juge d’instruction doit le présenter, la semaine prochaine, devant la Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Tanger pour statuer sur les chefs d’inculpation qui pèsent sur lui.

Le quotidien Assabah souligne que l’affaire a éclaté quand les services de sécurité de Tanger ont ouvert une enquête suite à la plainte déposée par deux sœurs accusant le mis en cause de les avoir agressées sexuellement en prétextant les soumettre à des séances de roqya. Les enquêteurs ont interpellé le suspect dans une maison qu’il louait depuis 18 mois, dans le quartier Jirari, à Bni Makada. Une maison qu’il a consacrée à l’accueil des femmes et des filles désireuses de bénéficier des prestations douteuses dont il faisait la publicité sur les réseaux sociaux et sur une chaîne privée de YouTube. 

Les perquisitions effectuées dans son domicile par les éléments de la police judiciaire ont permis de saisir plusieurs outils et amulettes utilisés dans le charlatanisme, ainsi que cinq téléphones portables qui font l’objet d’une expertise technique, au vu de leur contenu compromettant.

Par Hassan Benadad
Le 11/01/2023 à 21h25