Accompagnées par Le360 au marché Garage Allal de Casablanca, les équipes de la commission mixte chargée du suivi et du contrôle des prix à la préfecture des arrondissements d’Al Fida-Mers Sultan poursuivent leurs tournées quotidiennes en ce mois de ramadan, période particulièrement sensible pour les marchés alimentaires. Objectif: vérifier l’état des produits proposés à la vente et s’assurer du respect des normes sanitaires.
La commission regroupe plusieurs services concernés, notamment le bureau municipal d’hygiène, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), ainsi que les services de sécurité et les auxiliaires d’autorité. Ensemble, ils inspectent les points de vente, examinent les conditions de stockage et veillent à prévenir toute pratique de spéculation ou de fraude.
Lors de cette tournée, les agents s’arrêtent devant un commerce de produits alimentaires. Après inspection, plusieurs caisses de dattes sont immédiatement retirées de l’étal. «Nous sommes intervenus dans ce commerce dans le cadre de nos opérations de contrôle et nous avons constaté la présence d’une quantité de dattes avariées», déclare Abdellah Zarki, responsable du contrôle au sein de la division des affaires économiques et de la coordination de la préfecture des arrondissements d’Al Fida-Mers Sultan.
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«Même si la date de péremption n’est pas encore dépassée, ces dattes ont probablement été exposées au soleil ou à un phénomène d’oxydation qui a altéré leur qualité. Elles dégagent une odeur désagréable qu’un consommateur ne peut accepter», explique-t-il. Les agents procèdent alors à la destruction des produits sur place.
Un peu plus loin, l’attention de la commission se porte sur des récipients contenant du smen. L’étiquette est absente, aucune marque commerciale n’est indiquée et aucune date de péremption n’est visible. «Nous sommes face à un produit dont l’origine est inconnue, qui ne porte ni marque commerciale ni date de validité et qui ne dispose d’aucune autorisation sanitaire», explique Abdellah Zarki. La décision est immédiate, environ 18kg de smen impropre à la consommation sont retirés des étagères. Dans ce cas, la loi permet aux agents de l’ONSSA de procéder à la destruction du produit directement sur place.
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Au-delà de la qualité des produits, les contrôles portent également sur les aspects administratifs. Dans ce commerce, le propriétaire est incapable de présenter les factures d’achat. «Nous dressons donc une infraction pour défaut de présentation des factures, ce qui laisse supposer que les produits proviennent de circuits non autorisés», explique le responsable. «Un procès-verbal est établi puis transmis au parquet pour les suites judiciaires nécessaires», ajoute-t-il.
La commission mixte a ainsi depuis le début du mois, détruit au total au moins 320 kilogrammes de produits alimentaires avariés. Durant la même période, 102 infractions ont été constatées, un commerce a fait l’objet d’une décision administrative de suspension d’activité, tandis que 16 avertissements ou mises en demeure ont été adressés à des commerçants afin de les appeler à se conformer aux règles d’hygiène et de sécurité.








