Chutes d’Imouzzer Ida Outanane: la dégradation des routes inquiète les habitants et les touristes

رداءة الطرقات المؤدية إلى شلالات إيموزار إداوتنان تقلق السكان والزوار

Chutes d’Imouzzer Ida Outanane. (M.Oubarka/Le360)

Le 25/01/2026 à 14h22

VidéoSituées à environ 62 kilomètres au nord d’Agadir, les chutes d’Imouzzer Ida Outanane attirent chaque année de nombreux visiteurs désireux de découvrir les paysages montagneux et les forêts d’arganiers de la région. Mais l’accès à ce site naturel reste semé d’embûches en raison de l’état dégradé des routes, un problème qui préoccupe autant les habitants que les touristes.

Brahim Bara, acteur associatif local, explique que malgré la beauté naturelle renforcée par les pluies récentes, «le principal obstacle reste le mauvais état de la route, étroite et ponctuée de nids-de-poule, qui met en danger les visiteurs et décourage le tourisme». Il souligne que les habitants ont déjà multiplié les demandes auprès des autorités locales pour réhabiliter et élargir la voie, mais que la situation reste inchangée à ce jour.

Selon Bara, la réhabilitation de la route permettrait non seulement de sécuriser l’accès au site, mais aussi de dynamiser l’économie locale. «Un meilleur accès ouvrirait de nouvelles perspectives touristiques, encouragerait les investisseurs à développer des infrastructures hôtelières et de restauration, et créerait des emplois pour la population», précise-t-il.

Par ailleurs, Brahim Bara appelle à la construction d’un barrage pour conserver les eaux et garantir le débit des chutes tout au long de l’année, un projet qui contribuerait à stabiliser l’économie locale, freiner la migration rurale et lutter contre le chômage.

Située dans la province d’Agadir Ida Outanane, le site est riche en montagnes, en végétation aromatique et en forêts d’arganiers, et attire chaque année des milliers de visiteurs, notamment des amateurs de tourisme de montagne. Les acteurs locaux insistent sur la nécessité d’un effort collectif pour améliorer les infrastructures et tirer pleinement parti du potentiel touristique et économique de la région.

Par M'hand Oubarka
Le 25/01/2026 à 14h22