Des conseils provinciaux de la région de Casablanca-Settat auraient conclu des accords avec des agences spécialisées dans le domaine de la communication afin de monter des opérations de marketing politique en faveur des présidents de ces assemblées provinciales.
Selon le quotidien Assabah dans son édition du 14-15 février, ces campagnes sur les réseaux sociaux seraient financées par les fonds de l’INDH.
Ce qui a suscité de vives réactions de protestation au sein de ces assemblées provinciales, où des voix se sont élevées pour dénoncer l’utilisation de fonds publics pour la promotion de bilans.
Ces voix, indiquent les sources du quotidien, auraient interpellé les autorités locales compétentes en vue d’agir pour empêcher le transfert des activités communicationnelles des préfectures et des provinces à des agences privées. Celles-ci, font remarquer les mêmes sources, sont accusées de mener des campagnes électorales précoces.
De même, poursuit le quotidien, «les subventions aux associations et les moyens de transport scolaire, financés par les budgets provinciaux, feraient l’objet d’une instrumentalisation politique à des fins électorales».
En parallèle, des jeunes porteurs de projets, éligibles mais écartés des financements, seraient montés au créneau pour dénoncer ces politiques. Face à ces soupçons de népotisme, des commissions de contrôle auraient déjà réclamé les archives des dossiers de l’INDH sur les cinq dernières années.
Les mêmes sources ajoutent que «ces opérations de marketing politique et électoral visent à faire croire que des projets ont été réalisés sur le terrain, alors qu’ils ne le sont que sur les réseaux sociaux, sans aucune réponse aux attentes de la population locale».








