La clameur a explosé. À Laâyoune, comme dans toutes les villes du Royaume, la nuit du 14 janvier restera gravée dans la mémoire collective des Marocains. Après un match acharné de plus de 120 minutes face au Nigeria, ponctué d’une séance de tirs au but haletante, les Lions de l’Atlas ont offert au pays une qualification historique pour la finale de la CAN 2025.
Les rues se sont muées en une mer humaine: klaxons tonitruants, chants enfiévrés, drapeaux marocains flottant avec éclat à chaque balcon. Une joie fiévreuse et libératrice a submergé artères et places, témoignant d’une victoire arrachée au forceps et déjà inscrite dans les annales du football marocain.
Les habitants, jeunes et moins jeunes, ont investi les principales artères de la ville. Les cafés se sont vidés pour laisser place aux danses spontanées et aux embrassades collectives. Dans les ruelles, les enfants couraient, rieurs, tandis que les visages des adultes reflétaient un même mélange de soulagement et de fierté: l’émotion d’un peuple uni derrière ses Lions. «On ne peut pas exprimer cette joie! Nos Lions ont tout donné», confiait un supporter. La foule reprenait en chœur: «Dima Maghrib! Cette coupe, c’est la nôtre!»
Le match face au Nigeria a tenu Laâyoune en transe. 90 minutes de jeu survolté, 30 minutes de prolongation incandescentes. Chaque seconde comptait, les actions pouvaient basculer la soirée dans le drame ou la liesse. Puis sont venus les tirs au but. Les Lions de l’Atlas (2-4) ont trouvé précision, patience et courage pour transformer l’attente en triomphe éclatant.
Au cœur de cette liesse, les efforts titanesques des joueurs ont été salués avec ferveur. Dribbles, interceptions et arrêts de Yassine Bounou ont déclenché des acclamations tonitruantes. Les supporters ont scandé leurs noms, levé des poings et des drapeaux, applaudissant le courage et la résilience de l’équipe nationale, qui a tenu le pays en haleine pendant plus de deux heures de suspense intense.
L’euphorie a embrasé toute la ville. Klaxons, youyous et chants improvisés ont résonné jusqu’au petit matin. Les cortèges de supporters ont transformé Laâyoune en un spectacle vivant de communion nationale. «Cette coupe est exceptionnelle, elle restera ici! On l’a méritée, on l’a attendue, et elle est à nous!», s’exclamait un supporter, poing levé, voix vibrante. Cette qualification ravive l’espoir d’un nouveau sacre continental, attendu depuis de très longues années.
Désormais, tous les regards sont tournés vers la finale de dimanche 18 janvier, où le Maroc défiera le Sénégal, qualifié aux dépens de l’Égypte, dans une affiche qui promet une intensité maximale et où la ferveur populaire annonce déjà que la victoire sera marocaine.







