Dès l’entrée de Sidi Kacem, les autorités et les Forces Armées Royales (FAR) ont installé un vaste campement de tentes. De nombreux rescapés y ont été acheminés, fuyant les inondations et abandonnant derrière eux biens et vivres. La Gendarmerie Royale de Sidi Kacem ont fermé certains tronçons routiers submergés par les eaux du Sebou, afin d’éviter que des personnes ne se retrouvent otages des crues.
L’alerte rouge a été donnée dans les villages les plus touchés, notamment à Sidi Abdelaziz et Khnichet, tous deux situés à une vingtaine de kilomètres de Sidi Kacem. Plusieurs axes routiers étaient difficilement praticables en raison de la montée des eaux. On y a aperçu plusieurs voitures noyées ainsi que de nombreux hectares d’arbres fruitiers.
Pour faire face aux débordements de l’oued Sebou, les riverains ont dressé des digues de fortune avec des sacs de sable. Les portes des habitations et des écoles ont été consolidées par ce même dispositif. Sur l’un des ponts enjambant l’oued, un habitant nommé Mohammed a témoigné que la région n’avait pas vécu une telle situation depuis 16 ans: «La région a été abreuvée après une longue sécheresse, mais nous regrettons les importantes pertes matérielles».








