Les éléments de la Gendarmerie royale ont reconduit le maire de Tanger dans sa cellule de la prison locale d’Asilah. Il n’a pas pu être entendu par le juge d’instruction hier, mardi 13 octobre, à la Cour d’appel de la ville.
Le juge a décidé, dans la soirée, de reporter la procédure d’interrogatoire détaillé. Il a donné suite à une demande de la défense de l’élu, qui souhaitait lui laisser le temps de se rétablir. L’objectif est de garantir des conditions de santé et de légalité adaptées au déroulement de l’instruction.
Selon les éléments recueillis, l’état physique et psychologique de Mounir Laymouri s’est brusquement dégradé dès son arrivée au tribunal. Il a été pris d’une forte poussée de tension artérielle, dont il souffrirait depuis environ une semaine. Sa défense a alors demandé la suspension temporaire de la procédure. Elle a invoqué sa situation humaine et réclamé qu’il soit entendu dans des conditions normales.
Lire aussi : Soupçons de fraude électorale à Tanger: le maire Mounir Laymouri transféré à la prison d’Assilah
Le président du conseil communal de Tanger est poursuivi dans l’affaire du «sac de bulletins falsifiés». Il doit répondre de trois chefs d’accusation. Il s’agit de l’atteinte aux opérations de vote en vue de modifier ou de tenter de modifier le résultat du scrutin, de la participation à un faux en écriture publique, et de la corruption par offre, promesse et don en vue d’obtenir l’accomplissement d’un acte.
Ces poursuites reposent sur l’article 58 de la loi organique 27.11 relative à la Chambre des représentants, ainsi que sur les articles 352, 353, 251 et 129 du Code pénal.
Le juge d’instruction avait ordonné le placement en détention préventive de Mounir Laymouri à la prison d’Asilah le 2 octobre. Cette décision faisait suite à 72 heures de garde à vue. Le maire avait été interpellé par les services de sécurité à l’aéroport international Tanger Ibn Battouta, dès son arrivée d’un vol en provenance de Malaga, en Espagne.
(S.Kadry/Le360)











