Rabouni: le Polisario cherche à exister en organisant des semblants de réunions et congrès

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Revue de presseKiosque 360. Le régime algérien et le Polisario ont décidé d’organiser des congrès populaires pour détourner l’attention des séquestrés de Tindouf de leurs conditions de vie précaires, des défaites militaires et des échecs diplomatiques. Cet article est une revue de presse du quotidien Assabah.

Le 24/04/2022 à 20h55

Dans un contexte dominé par les crises et les tensions, l’appareil de propagande du Polisario n’a pas trouvé mieux que de revenir à ses habitudes pour vendre des chimères et fuir une réalité amère qui s’est aggravée depuis la bavure de Guergarate

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du lundi 25 avril, que la direction de Rabouni et la sécurité militaire algérienne ont décidé d’organiser une série de congrès populaires (jeunesse et femmes). L’objectif de ces rassemblements est de détourner l’attention des sahraouis qui vivent les jours les plus sombres après que le Polisario a perdu tout contrôle sur les camps de Tindouf. En effet, des groupes tribaux ont constitué des conseils pour défendre leurs intérêts et lutter pour obtenir leur droit par la force des armes après la faillite des soi-disant institutions polisariennes.

Cette série de congrès est considérée comme le premier simulacre de forum auquel ne participe pas le tortionnaire Ahmed Al Batal (mort en 2021) depuis la création du polisario. Cette étape constitue, aussi, un véritable test pour le clan de Brahim Ghali dirigé par Brahim Biadillah, alias «Grigao», qui a été chargé de superviser ces rassemblements par les services secrets algériens. Des congrès auxquels tient la junte militaire algérienne après avoir constaté que les camps vont vers l’inconnu au milieu d’un capharnaüm indescriptible et la prolifération des armes.

Le quotidien Assabah rapporte que les jeunes des tribus ont commencé à utiliser des armes au vu et au su de l'appareil sécuritaire polisarien qui s’est effondré entièrement depuis la mort d’Abdallah Lahbib Bilal. Un appareil qui est devenu otage des tensions des espions des services algériens dans les camps comme Ghazal Hammoudi, directeur des renseignements, Mohamed Lamine ainsi que le directeur de la sécurité intérieure, Lahbib Laghnijri. Ces derniers ne voient dans le directeur des services secrets, Sidi Ouakal, qu’un espion qui guette tous leurs mouvements. C’est ce qui l’a, d’ailleurs, isolé et l’a fait sortir du cercle d’influence sur lequel régnait, avec autoritarisme, le non regretté Ahmed Al Batal.

Le fait que les renseignements algériens aient confié à Brahim Biadillah la mission d’organiser ces congrès leur donne un caractère sécuritaire parce que ce dernier ne sait pas gérer aucune mission sans recourir à la répression et à l’intimidation. Autant dire que les services de sécurité algériens cherchent à détourner l’attention des séquestrés de Tindouf des conditions de vie précaires, des défaites militaires et des échecs diplomatiques. Des débâcles qui se sont aggravées par les violations commises par les gardes-frontières algériens. La dernière en date étant la limitation des sorties des sahraouis des camps à trois jours par semaine et de conditionner les autorisations de soins dans le nord algérien à un laissez-passer délivré par la police polisariene.

Par Hassan Benadad
Le 24/04/2022 à 20h55