Rabat: le PAM dévoile une liste de 90 départs à la retraite "suspects" chez Redal

Mohamed Sadiki, maire PJDiste de Rabat. . DR

Les élus du PAM au Conseil de Rabat appellent le gouvernement à ouvrir une enquête sur les «faux départs» à la «retraite anticipée» dont ont profité, de manière irrégulière en 2012, des employés de la Rédal, société de distribution d'eau et d'électricité de la capitale.

Le 01/03/2016 à 14h35

L’élément nouveau dans cette affaire est la publication d'une longue liste de personnes qui auraient bénéficié de cette «retraite suspecte». Le PAM parle d'un total de «90 employés aux dossiers suspects».

«Nous avons des soupçons sur 90 départs de la Rédal, dont celui du maire PJDiste Mohamed Sadiki. Puisqu'il s'agit de gaspillage de deniers publics et d'importantes sommes d'argent en jeu, nous réclamons du gouvernement l'ouverture immédiate d'une enquête sur ce dossier», a déclaré lundi à LE360 Aziz Benazouz, chef du groupe parlementaire du PAM à la Chambre des conseillers.

Selon d'autres élus du PAM, ces faux départs à la retraite anticipée auraient été accordés «sur la base de documents complaisants, notamment de suspects certificats médicaux». Les conseillers PAMistes montrent du doigt le maire de Rabat qui aurait bénéficié d'une prime de départ de 400.000 DH ainsi que d'une pension de 38.000 DH par mois.

«Nous voulons une enquête pour voir le vrai du faux. Si l'enquête venait à conclure à la conformité des pièces administratives et à la légalité qui a entouré ces départs à la retraite, nous sommes prêts à présenter des excuses publiques au PJD», poursuit le conseiller municipal du parti du tracteur.

Pour sa part, le maire de Rabat a démenti les rumeurs sur son état de santé.

S’agissant du rejet du vote d'un budget sectoriel de 20 millions DH, validé par le wali de Rabat, les élus du PJD ont choisi de recourir à la justice pour trancher dans cette affaire et se prononcer sur les violences qui ont entaché, il y a quinze jours, la session du conseil de la ville.

Pour l'heure, le PAM, en signe de protestation, a gelé ses activités au sein de la municipalité de la capitale du Maroc.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 01/03/2016 à 14h35