Cette conférence, qui se tient au siège de la Chambre des conseillers, a réuni notamment les présidents et représentants des chambres hautes des parlements africains, en présence de la présidente en exercice de l’Association des Sénats d’Afrique, Kandia Kamissoko Camara, présidente du Sénat de Côte d’Ivoire.
La rencontre a pour objectif d’offrir une plateforme de dialogue et d’échange de vues autour du rôle des chambres hautes dans la consolidation de l’édifice démocratique. Elle se veut également, selon l’Association des Sénats d’Afrique, une occasion d’examiner les moyens de renforcer «l’équilibre institutionnel et prévenir les crises», ainsi que d’explorer les perspectives de développement de l’action parlementaire africaine à la lumière des mutations régionales et internationales accélérées.
Dans une allocution, Mohamed Ould Errachid a mis en relief le rôle de l’Association en tant que cadre institutionnel permanent de «la coopération entre les chambres hautes africaines, fondé sur l’échange d’expertises et des bonnes pratiques, ainsi que sur le renforcement de la coordination autour des questions d’intérêt commun, à même de renforcer la contribution des parlements au service du développement durable du continent».
La conférence poursuivra ses travaux vendredi avec l’élection de Mohamed Ould Errachid à la présidence de l’Association des Sénats d’Afrique, en remplacement de la présidente sortante, Kandia Kamissoko Camara, présidente du Sénat de Côte d’Ivoire.
À cette occasion, une série de recommandations sera adoptée en vue de «renforcer les mécanismes de l’action parlementaire commune, consolider les valeurs démocratiques et soutenir les efforts de paix et de développement en Afrique».
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Dans une déclaration à la presse, Kandia Kamissoko Camara a salué le roi Mohammed VI pour l’accueil réservé aux sénateurs africains représentant 26 pays du continent. «Notre objectif consiste d’abord à renforcer la coopération entre les Sénats d’Afrique», a-t-elle déclaré.
Quant à Abdelillah Hifidi, conseiller parlementaire et président du Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement (APNODE), il a souligné que l’institution marocaine «s’est toujours employée à s’affirmer comme un espace de débat public, tant au niveau national qu’africain». Il a ajouté que ce genre de conférence s’inscrit «dans le cadre de la diplomatie parlementaire prônée par Sa Majesté le Roi». «Nous allons œuvrer conformément au thème de la conférence, à savoir la démocratie et la paix», a-t-il conclu.




