Présidence du RNI: les candidatures ouvertes

Aziz Akhannouch en meeting politique face aux militants du RNI.

Événement majeur sur l’échiquier politique: le RNI convoque ses bases le 7 février à El Jadida pour un congrès extraordinaire dédié à l’élection de sa nouvelle direction. Après deux mandats à la tête du parti majoritaire, Aziz Akhannouch a choisi de ne pas se représenter, amorçant ainsi une redistribution des cartes au sommet de l’appareil partisan.

Le 12/01/2026 à 13h47

Alors que Aziz Akhannouch a officiellement signifié son intention de ne pas briguer de troisième mandat, le «Parti de la Colombe» s’apprête à vivre un tournant majeur. Un congrès extraordinaire est convoqué le 7 février prochain à El Jadida, avec pour unique mission l’élection d’un nouveau Secrétaire général à la tête de la première force politique du Royaume. Les candidatures sont ouvertes du 12 au 28 janvier.

Le passage de témoin se précise au sein du Rassemblement National des Indépendants (RNI). En invoquant une volonté de «passer le flambeau», l’actuel président du parti amorce une transition ordonnée au sommet de la formation majoritaire. Si certains observateurs, arguant d’une absence manifeste de rivaux d’envergure, n’excluent pas une reconduite par acclamation, l’émergence d’éventuels challengers imposerait alors un processus électif en bonne et due forme.

Ce retrait s’inscrit dans le strict respect du règlement intérieur du RNI, qui limite l’exercice de la présidence à deux mandats successifs. Ce second bail, qui arrive à échéance à la veille des élections législatives de septembre 2026, marque ainsi le terme programmé de l’ère Akhannouch à la tête de la Colombe. Cette décision clarifie l’horizon politique de la formation alors que se profile la fin de la législature.

Conscient des enjeux de stabilité que requiert la conduite des affaires de l’État, le Bureau politique s’est empressé de lever toute ambiguïté sur la cohésion de l’exécutif. L’instance dirigeante a réitéré son «soutien constant» à Aziz Akhannouch en sa qualité de Chef du gouvernement, confirmant par la même occasion la solidité de la majorité.

L’objectif affiché par l’état-major du RNI est limpide: sanctuariser l’action gouvernementale face aux éventuelles turbulences partisanes. Il s’agit de permettre à l’équipe en place de «respecter ses engagements contractuels» et de mener à bien ses chantiers structurants jusqu’au terme de son mandat constitutionnel. À El Jadida, le RNI jouera donc une partition délicate: assurer la pérennité de son leadership tout en préparant la mue de son organisation interne.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 12/01/2026 à 13h47