PLF 2022: les retraites exceptionnelles vont engloutir plus de 300 millions de dirhams

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Revue de presseKiosque360. Les retraites exceptionnelles que perçoivent des privilégiés parmi les politiques, les sportifs et les artistes vont coûter la bagatelle de 320 millions de dirhams au budget de l’État pour l’année 2022. Cet article est une revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 19/11/2021 à 21h35

Le projet de loi de Finances de 2022 en discussion devant le Parlement a réservé la somme de 320 millions de dirhams au paiement des retraites exceptionnelles.

Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du week-end (20 et 21 novembre), que plusieurs responsables, et autres privilégiés, bénéficient de cette pension et à leur tête le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane. Le coût de ces retraites exceptionnelles représente 1,37% du budget réservé à la rubrique des charges communes. Certaines sources indiquent que 150 chanceux parmi les politiques, les artistes et les sportifs touchent, chaque mois, cette pension exceptionnelle.

Un privilège qui grève le budget de l’État et qui s’ajoute à la retraite très contestée, et tout aussi exceptionnelle, accordée aux ministres dès leur fin de mission. Une hérésie juridique, sociale et économique qui permet à un ministre ou un secrétaire d’État de percevoir une retraite à vie même s’il n’a passé que quelques jours à la tête du ministère. Autant dire que la maire de Casablanca, Nabila Rmili, qui a été ministre pendant une semaine, risque fort bien de percevoir une retraite à vie de 39.000 dirhams par mois comme ses pairs quand ils quitteront le gouvernement.

Le quotidien Al Akhbar rappelle que les membres du gouvernement sortant perçoivent, durant toute leur vie, une pension de retraite de 39.000 dirhams pour les ministres, 30.000 dirhams pour les secrétaires d’État et 48.000 dirhams pour le Premier ministre. Mieux encore, en cas de décès d’un ministre, les ayants droits percevront la moitié de cette somme. C’est ainsi que le budget de l’État pour l’année 2021 a consacré la bagatelle de 727 millions de dirhams au paiement des retraites de ces ministres dont certains en bénéficient depuis des decennies.

Même en France, pays beaucoup plus riche que le Maroc, les ministres qui ne sont plus en poste n’ont pas droit à une retraite à vie. Normal que des voix s’élèvent pour protester contre cette gabegie budgétaire qui remplit les poches de personnes qui ne sont pas dans le besoin. L’Association de défense de deniers publics et les syndicats n’ont cessé de dénoncer cette rente politique que rien ne justifie. La colère suscitée par cette affaire sur les réseaux sociaux et au sein des ONG et des centrales syndicales a été ponctuée, dernièrement, par un sit-in devant le Parlement.

Par Hassan Benadad
Le 19/11/2021 à 21h35

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oui oui tt à fait d accord - il faut revoir tt cela - avons travaillé toute une vie et percevons en retraite actuellement des miettes....hhhhh

Bénki n est le seul il y a d autres privilégiés qui perçoivent une retraite mirobolante plus qu ils ne touchaient en activite.alors que la majeure partie des retraités n ont reçu aucune augmentation même minime depuis leur mise à la retraite. Pensons à ces malheureux cheveux gris.

Quel Gâchis! merci Le360 d'informer et d'éclairer les Marocains chapeau bas pour le 360 quant à la Politique (généreuse) qui vise à se (montrer riche et généreux) c'est juste pour alourdir la charrue , l'enfoncer un peu plus , pour freiner les boeufs , qui essayent péniblement de la tracter en avançant courage mes chers compatriotes

La CNSS doit moralement, non seulement mettre un terme à cette aberration constitutionnelle, mais entamer incessemant une réforme structurelle de sorte que les retraités perçoivent une pension digne de leur cotisation en supprimant le plafond actuellement de 6000.00 et de d'instauter le système d'indexation des salaires en activité aux allocations perçues en retraite. Un salarié qui touche, par exemple plus de 8000.00 dhs ne peut en aucun cas percevoir 4200.00 dhs que lui prévoit la configuration actuelle du régime

Quelle honte! Vivre sur le dos des autres et se montrer supérieur

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