Les PAMistes reviennent devant les tribunaux pour laver leur linge sale

Photo d'illustration. . DR

Revue de presseKiosque360. La Cour d’appel de Rabat a tenu, lundi, une audience consacrée à la plainte déposée en référé par Mohamed Aboudrar contre le patron du PAM. Le premier accuse Abdellatif Ouahbi d’avoir falsifié les signatures des députés pour le déloger de la présidence du groupe parlementaire.

Le 29/09/2020 à 21h20

Le PAM continue d'être déchiré par des luttes intestines de plus en plus fréquentes. C’est ainsi qu’Abdellatif Ouahbi est confronté à trois poursuites judiciaires engagées par l’ancien président du groupe parlementaire, Mohamed Aboudrar, qui conteste toutes ses décisions en tant que secrétaire général du parti. Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du mercredi 30 septembre, que la Cour d’appel de Rabat a tenu, lundi dernier, une audience pour statuer sur la plainte en référé déposée par Aboudrar, après le rejet de sa requête par le tribunal de première instance. Une demande qui vise à suspendre l’exécution de toutes les décisions prises par Abdellatif Ouahbi depuis son élection à la tête du PAM. 

Aboudrar conteste notamment le changement effectué à la tête du groupe parlementaire à la Chambre des représentants, la nomination des coordinateurs régionaux et des membres du bureau politique sans élection du reste des membres par le Conseil national qui ne s’est pas réuni depuis le dernier congrès. Il faut signaler qu’Aboudrar avait déposé une plainte directe auprès du juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat. Il y accuse le patron du PAM d’avoir falsifié les signatures des députés pour le déloger de la tête du groupe parlementaire. Des signatures que le Secrétaire général du parti avait présentées au président de la Chambre des représentants et au tribunal.

Le quotidien Al Akhbar rapporte que Mohamed Aboudrar a en sa possession des déclarations, actées dans des procès verbaux rédigés par des huissiers, dans lesquelles des députés indiquent qu’ils n’avaient signé aucun document inhérent au changement du président du groupe parlementaire. Mieux encore, ajoutent-ils, ils n’ont assisté à aucune réunion consacrée à l’élection d’un nouveau président, surtout que certains d’entre eux étaient bloqués à l’étranger pendant la période de l’état d’urgence sanitaire. Lors d’une interview accordée à notre confrère Al Akhbar, Aboudrar déclare que ces violations sont les plus graves qu’a connues l’institution législative marocaine, pour ne pas dire un précédent unique dans l’histoire des Parlements du monde.

Par Hassan Benadad
Le 29/09/2020 à 21h20