Les 250 ans de l’amitié et de l’alliance historiques liant le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique ont été célébrés vendredi au prestigieux Trump Kennedy Center à Washington, lors d’une soirée grandiose alliant convives de haut niveau, prestations culturelles et gastronomie raffinée.
Organisé à l’initiative de l’ambassade du Maroc à Washington, cet évènement haut en couleurs et en symbolique a rassemblé de nombreux invités de marque dont plusieurs hauts responsables de l’administration américaine, se voulant à l’image d’une alliance qui brille par sa longévité, sa portée stratégique et un sens très affirmé de la fraternité transatlantique.
Les 250 ans de l’amitié et de l’alliance historiques liant le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique ont été célébrés vendredi au prestigieux Trump Kennedy Center à Washington
Cette célébration, marquée par la présence de l’assistant spécial du président Donald Trump et directeur principal pour le Moyen-Orient et l’Afrique au Conseil national de sécurité (NSC), Wayne Wall, et du sous-secrétaire adjoint à la guerre des États-Unis, chargé des Affaires africaines, Bryan J. Ellis, a permis de réaffirmer la singularité et la constance des relations maroco-américaines, qui continuent de s’exprimer par des échanges durables, des initiatives conjointes et une vision commune tournée vers l’avenir.
La célébration de deux siècles et demi d’alliance, qui traverse le temps et façonne l’avenir, a ainsi marqué un moment fort de reconnaissance et de mise en perspective d’une relation historique exceptionnelle, construite dans la durée et nourrie par le dialogue, la mémoire partagée et le respect mutuel.
Cet événement a aussi marqué le coup d’envoi d’une programmation spéciale prévue tout au long de 2026 au Trump Kennedy Center pour commémorer en grande pompe le 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis d’Amérique.
Une relation historique enracinée depuis 1777
Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a souligné que cette relation spéciale remonte à 1777, date à laquelle le Royaume du Maroc est devenu la première nation dans le monde à reconnaitre l’indépendance de la jeune république américaine.
Il a rappelé que le traité de paix et d’amitié signé avec le Royaume en 1786 fait toujours figure de plus ancien traité ininterrompu conclu par les États-Unis d’Amérique avec leurs partenaires mondiaux. Une réalité qui, pour l’ambassadeur, dépasse largement l’aspect arithmétique, tant elle traduit davantage l’enracinement d’une relation singulière.
«Le Maroc et les États-Unis sont deux nations qui se comprennent en profondeur, faisant le choix sans cesse renouvelé de lier leur destin autour d’une alliance agissante qui, dans son sillage, apporte du progrès mesurable, du développement ressenti, de la paix durable et de la sécurité pour tous», a fait valoir Youssef Amrani.
En somme, il s’agit d’une relation qui fait contraste avec les incertitudes du monde, offrant de manière distinguée un attribut diplomatique rare, à savoir de «la lisibilité stratégique et une visibilité de long terme, portées, année après année, par une confiance unique entre Rabat et Washington, le tout conjugué à un engagement sans pareil entre les deux nations».
Un capital historique qui s’ajoute à une affinité de valeurs et de vision, d’autant plus structurée que «notre alliance vit à la faveur d’un choix partagé au plus haut niveau par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Donald Trump, donnant impulsion et sens aux trajectoires de notre destinée commune», a affirmé l’ambassadeur.
Un partenariat tourné vers l’action et la paix
Et de souligner à ce propos que le Maroc et les États-Unis sont des «partenaires pour l’Action», en ce sens que leur relation «ne s’astreint jamais aux intentions, elle vit dans l’engagement et le dialogue continus et elle brille par son pouvoir d’agir sur les réalités d’hier pour construire celles de demain».
Youssef Amrani a ainsi rappelé que la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara «témoigne à la fois d’une sincérité sans faille liant nos deux pays et d’une capacité sans égale à faire avancer les seuls schémas de paix qui valent».
«Nous œuvrons étroitement avec nos partenaires américains sur d’innombrables sujets de première importance figurant parmi les priorités du Maroc, des États-Unis ainsi que du monde dans sa globalité», a-t-il poursuivi.
Lire aussi : Sahara marocain: les Etats-Unis se félicitent de l’adoption «historique» de la résolution 2797 du Conseil de sécurité
À cet égard, Youssef Amrani a tenu à rappeler «le sens profond et la symbolique particulière» de l’acceptation par le roi Mohammed VI de se joindre, en tant que membre fondateur, au Conseil de paix, créé à l’initiative du président Donald Trump dans l’objectif de contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et d’adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits dans le monde.
«Sous la conduite de Sa Majesté le Roi, le Royaume du Maroc a consolidé, engrangé et raffermi une confiance internationale élargie autour de sa position en tant que partenaire fiable, interlocuteur crédible et acteur agissant pour la paix et les solutions d’avenir», a-t-il encore souligné.
Des perspectives prometteuses pour l’alliance
«Rien ne limite les possibilités de notre relation avec les États-Unis, et ces 250 ans passés ne sont que le prélude d’un avenir indubitablement encore plus prometteur et ambitieux en termes d’accomplissement, de convergence et de réussite partenariale pour notre alliance stratégique», a conclu l’ambassadeur.
De son côté, Elliot Berke, conseiller juridique au Trump Kennedy Center, a aussi mis en avant les liens historiques entre les États-Unis et le Royaume du Maroc, «l’un des plus anciens et proches alliés de l’Amérique».
Il a ainsi souligné l’importance et la grande symbolique de cet événement, qui donne le coup d’envoi d’une année de célébrations au Trump Kennedy Center du 250ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis d’Amérique.













