Le Polisario appelle ouvertement à mener des opérations terroristes dans les villes du Sahara marocain

Brahim Ghali, chef du Polisario, à Tindouf en Algérie, le 27 février 2021.
Brahim Ghali, chef du Polisario, à Tindouf en Algérie, le 27 février 2021. . Ryad Kramdi-AFP

Le prétendu chef de l’armée du Polisario, le sans-grade Mohamed El Ouali Ekeik, vient de menacer que des «opérations» subversives seront bientôt menées dans les villes du Sahara marocain. Cet appel, sans équivoque, à des actes terroristes contre le Maroc dévoile le vrai visage, mais aussi la débandade, des séparatistes de Rabouni.

Le 23/05/2022 à 16h59

Le Polisario serait-il en train d’activer ses alliances avérées avec les nébuleuses terroristes, en vue de mener des opérations subversives dans les villes du Sahara marocain? C’est en tout cas ce que laissent clairement entendre les déclarations du prétendu chef de l’armée des séparatistes, Mohamed El Ouali Ekeik. Ce dernier vient en effet d’annoncer que «dans les prochains jours, la guerre va s’étendre à des zones qu’elle a épargnées jusqu’ici».

Selon lui, les grandes villes du Sahara sont désormais une cible où «des milliers de jeunes Sahraouis sont prêts à y mener, avec tous les moyens à leur portée», des actes subversifs de tous genres.

C’est donc sans équivoque que le Polisario appelle aujourd’hui à recourir au terrorisme pour s’en prendre à la stabilité qui règne dans les villes du Sahara atlantique. Ce chant du cygne des séparatistes intervient après l’échec de leur guerre fictive, émaillée de quelque 539 communiqués de guerre bidons qui font plutôt mourir de rire.

En effet, la rupture unilatérale du cessez-le-feu onusien au Sahara, décidée sur injonction de la junte militaire algérienne en novembre 2020, a été fatale pour le Polisario, qui a été également chassé des zones tampons du Sahara que sa propagande avait l’habitude de présenter comme «zones libérées».

C’est à se demander comment le Polisario, qui ne peut plus accéder à un seul point des zones tampons situées derrière le mur de défense marocain, pourrait mener sa guerre fictive jusqu’à Laâyoune ou Dakhla?

D’ailleurs, pour faire croire que la zone tampon est toujours accessible au Polisario, Brahim Ghali est lui-même allé récemment quelque part dans le désert algérien, où il s’est pris en photo, avec arme en bandoulière. Sauf que cette photo a été présentée par la propagande séparatiste comme ayant été prise à Agounit, une localité située à l’extrême sud-est du Sahara, entre Aoussred et la frontière mauritanienne. Bachir Mustapha Sayed, l’un des «ministres» du Polisario, est le premier à avoir divulgué cette supercherie de Brahim Ghali, en écrivant sur le ton de la dérision: «Nous remercions Dieu qu'il soit revenu à Rabouni sain et sauf», sous-entendant que l’homme-lige du régime algérien ne peut s’aventurer dans une zone de guerre sans coup férir.

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En définitive, quand le chef de l’armée du Polisario incite au terrorisme dans les villes du Sahara marocain, cela ne fait que confirmer les craintes légitimes exprimées récemment par la Coalition mondiale contre Daech, lors de sa réunion du 11 mai courant à Marrakech. Le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, y avait mis en garde, devant une centaine de délégations, contre la collusion entre terrorisme et séparatisme. «La collusion contre la souveraineté et la stabilité des Etats, outre la convergence des moyens financiers, tactiques et opérationnels, crée une alliance objective entre les groupes terroristes et séparatistes», avait-il dit avec une telle justesse dans ce parallèle, que le régime algérien avait immédiatement vu rouge.

Le dénommé Mohamed El Ouali Ekeik vient confirmer les alertes de la réunion de Marrakech relatives aux connexions entre terrorisme et séparatisme.

Par Mohammed Ould Boah
Le 23/05/2022 à 16h59