COP: Mezouar satisfait de la ratification par la Chine et les USA de l'Accord de Paris

Le président chinois Xi Jingpin, le SG de l’ONU Ban ki-moon et le président américain Barak Obama, ce samedi à Hangzhou.
Le président chinois Xi Jingpin, le SG de l’ONU Ban ki-moon et le président américain Barak Obama, ce samedi à Hangzhou. . AFP

Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a salué la ratification, samedi, par la Chine et les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, en marge du sommet du G20 qui se tient à Hangzhou (Chine). Pour que l'Accord de Paris entre en vigueur, il faut que 55 pays l'aient ratifié.

Le 04/09/2016 à 10h58

"Il s'agit d'une étape importante vers l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris", a souligné M. Mezouar, faisant observer que "cette dynamique doit se poursuivre et s'intensifier".

L'annonce de ces ratifications par les deux pays les plus pollueurs de la planète intervient à quelques semaines de la tenue à Marrakech de la COP22 (7-18 novembre).

En effet, cette décision des deux puissances est une étape majeure dans le processus de mise en œuvre de l'accord adopté le 12 décembre dernier.

Il s'agit d'un pas décisif, puisque la Chine et les Etats-Unis totalisent 42% des émissions de CO2. De quoi créer un effet d'entraînement au sein de la communauté internationale.

Neuf mois après la COP21, celle-ci n'a jusqu'ici pas brillé par son zèle. Au point que Laurent Fabius, qui avait présidé cet événement, a exprimé son inquiétude dans Le Monde il y a quelques jours. Ce samedi, François Hollande a salué cette double ratification.

Il reste encore du chemin à faire. Car si l'accord de Paris a été signé par 180 pays, chacun d'entre eux doit ensuite faire ratifier le texte à sa façon, par un vote au Parlement ou par décret.

Le traité ne prendra effet que si au moins 55 pays mènent à bien ce processus. Or jusqu'à présent, seule une vingtaine de pays - principalement des petits Etats - y étaient parvenus, représentant à peine plus de 1% des émissions de CO2. Mais aucun des 5 premiers pollueurs: la Chine, les Etats-Unis, l'Union européenne, l'Inde et la Russie…

Avec les annonces du jour, l'entrée en vigueur de l'accord d'ici à la fin du mandat de Barack Obama en janvier est «crédible», selon la Maison-Blanche, commentent les observateurs.

Par Le360
Le 04/09/2016 à 10h58