Conseil de paix. «Le Maroc a toujours joué un rôle central dans la défense de la cause palestinienne», selon le politologue Badr Lazrak

Le politologue Badr Lazrak (Y.Mennan/Le360).

Le 20/01/2026 à 15h55

VidéoLe Roi Mohammed VI a accepté l’invitation du président américain Donald Trump à rejoindre, en tant que membre fondateur, un Conseil de paix dédié au Moyen-Orient et à la promotion d’une nouvelle approche de règlement des conflits. Pour les analystes, ce choix consacre le rôle singulier du Maroc sur les dossiers régionaux, en particulier la question palestinienne, et souligne la centralité de Rabat dans les équilibres diplomatiques liés à la stabilité du Moyen-Orient.

Le roi Mohammed VI a répondu favorablement à l’invitation du président américain Donald Trump de rejoindre le Conseil de paix, une initiative destinée à «contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient» et à promouvoir une nouvelle approche de règlement des conflits. Selon plusieurs analystes politiques, le choix du Maroc s’explique par son leadership reconnu dans la région, et plus particulièrement par son rôle historique en faveur de la cause palestinienne.

Commentant cette initiative, le politologue Badr Zaher Lazrak souligne que le Maroc s’est imposé en tant qu’acteur central des grandes orientations politiques et diplomatiques aux niveaux régional, continental, arabe et international. À ses yeux, le Moyen-Orient et la question palestinienne constituent «des enjeux fondamentaux dans toutes leurs dimensions», auxquels Rabat a toujours accordé une attention prioritaire.

Le Maroc, rappelle-t-il, a été présent dans les moments les plus sensibles de l’histoire de la région et a constamment soutenu la cause palestinienne à travers divers mécanismes institutionnels, au premier rang desquels l’Agence Bayt Mal Al-Qods. «Avec ce Conseil de paix, le Maroc sera l’un des principaux acteurs appelés à plaider en faveur d’un règlement pacifique», estime l’expert, affirmant que le Royaume «a eu et continuera à avoir un rôle déterminant pour parvenir à une solution juste et équitable, fondée sur le principe des deux États».

Cette ligne de conduite, souligne Badr Lazrak, a été réaffirmée à plusieurs reprises par Sa Majesté le Roi dans ses récents discours consacrés à la Palestine, à la bande de Gaza et à la Cisjordanie. «En tant qu’acteur incontournable, il est impensable d’envisager une issue durable dans la région sans que le Maroc n’y soit partie prenante, comme il l’a toujours été», ajoute-t-il.

Le politologue rappelle, par ailleurs, que le Royaume est «le seul pays à avoir récemment réussi à briser le siège imposé à Gaza pour acheminer une aide humanitaire au cœur de la ville», une initiative qui illustre, selon lui, la place centrale qu’occupe cette cause dans l’agenda diplomatique marocain.

Pour mémoire, un communiqué du ministère des Affaires étrangères avait annoncé lundi que le Roi, en sa qualité de président du Comité Al-Qods, avait reçu une invitation de Donald J. Trump pour rejoindre, en tant que membre fondateur, le Conseil de paix que le président américain entend lancer afin de «contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et d’adopter une nouvelle approche pour la résolution des conflits dans le monde».

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mennan
Le 20/01/2026 à 15h55