Selon un rapport de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) publié durant le Hirak, plus de 6.500 Algériens seraient détenus à l’étranger pour divers motifs, dont plus de 500 au Maroc.
Et de préciser dans ce rapport, qui lui a valu la dissolution par les autorités algériennes, que «depuis la fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc, le gouvernement marocain extradait souvent des Algériens arrêtés pour des délits vers leur pays».
Dans ce sillage, précise la même source, «les matchs de l’équipe nationale algérienne ont toujours été accompagnés de débordements orchestrés par des supporters algériens, dont certains seraient en déplacement pour d’autres missions, non pas uniquement au Maroc, mais également au Soudan, en Tunisie et en France», relaie le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end des 17 et 18 janvier.
En marge de cette CAN 2025, indique le quotidien, «les services de sécurité ont interpellé et traduit en justice un supporter algérien pour atteinte directe à un symbole national. Il était apparu dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, déchiquetant des billets de banque marocains au sein du stade de Marrakech».
De même, «un autre supporter algérien, Raouf Belkacemi, a été arrêté par les autorités sécuritaires et poursuivi en état de détention pour atteinte publique à la pudeur et profération de propos contraires aux bonnes mœurs».
En 2021, le comédien français d’origine algérienne, Brahim Bouhlel a été écroué et condamné à huit mois de prison ferme pour «diffusion d’une vidéo d’une personne sans son consentement» et «détournement de mineur». Pendant la même année, les autorités compétentes de Tanger ont interpellé un ressortissant franco-algérien recherché par Interpol et associé à une bande criminelle.
En 1994, les enquêtes ouvertes à la suite des attentats ayant ciblé l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech ont montré l’implication des mains algériennes dans cette affaire, comme l’avait d’ailleurs reconnu un ancien officier du Renseignement algérien.
En creusant dans l’histoire entre les deux pays, le quotidien écrit que l’actuel général Saïd Chengriha a été capturé par les Forces armées royales (FAR) pendant la bataille d’Amgala en 1976. Et de préciser que Saïd Chengriha et d’autres gradés algériens, arrêtés lors d’une opération de ratissage effectuée par les FAR, ne doivent leur vie à cette époque qu’au traitement humain des FAR qui avaient pris soin des prisonniers algériens capturés.
Cette défaite cuisante de Saïd Chengriha et ses hommes n’était pas la première, rappelle Al Akhbar, mais la troisième après celle de la guerre des sables en octobre 1963. D’après plusieurs thèses d’historiens, rappelle le quotidien, «Saïd Chengriha n’a dû sa libération à cette époque qu’à la médiation du président égyptien Anouar El-Sadate auprès de feu SM le Roi Hassan II, médiation à la demande du président algérien Houari Boumédiène».








