Brahim Ghali attaqué par des protestataires en colère

Le mouvement séparatiste du polisario a confirmé le 22 avril 2021 que Brahim Ghali avait bien contracté le Covid-19, et était hospitalisé.  . DR

Revue de presseKiosque360. Des contestataires ont investi le siège de la présidence fictive du chef du Polisario pour réclamer la libération de l’un des leurs mercredi dernier. Ghali avait auparavant rassuré sa famille en leur promettant la révision de son procès mais il n’a pas tenu sa promesse.

Le 28/11/2019 à 19h08

Des séquestrés dans les camps de Tindouf en colère se sont introduits, mercredi dernier, au siège du chef du Polisario pour réclamer la libération de l’un des leurs. Selon les proches du prisonnier, le chef des séparatistes, Brahim Ghali, avait promis de le libérer après avoir été informé de son innocence dans une affaire de trafic de drogue. Mais il n'a pas tenu sa promesse.

Selon le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (Forsatin), Brahim Ghali avait «promis à la famille du prisonnier de réviser son jugement le lundi 25 novembre avant de leur dire que le procès en révision aurait lieu le mercredi 27 novembre. En vain. La famille et les proches du détenu ont alors compris que Ghali cherchait à gagner du temps jusqu’à la fin du congrès prévu du 19 au 23 décembre. Face à une opposition généralisée, le Polisario s’efforce de calmer les esprits afin d’éviter de mauvaises surprises pouvant impacter la bonne marche du congrès. Un forum qui va se tenir dans un climat de haute tension qui fait craindre le pire à la direction des séparatistes».

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du vendredi 29 novembre, que selon Forsatin: «Le prisonnier en question est incarcéré depuis fin de 2017 quand il a été condamné à 6 ans de prison ferme pour détention et trafic de drogue. Pourtant, les preuves démontrent qu’il n’avait aucun lien avec la livraison de stupéfiants commise par d’autres personnes. L’un des trafiquants a été innocenté et un autre s’est évadé d’un hôpital de Tindouf suite à une opération manigancée avec la complicité de l’un des dirigeants du Polisario. Toutes les données montrent que ce chef avait des liens avec des réseaux de trafiquants qui bénéficient du soutien, de facilités et d’autorisation de déplacement dans la région».

La famille et les proches du détenu ont menacé «d’intensifier les protestations et le recours à d’autres formes de contestations plus radicales jusqu’à la satisfaction de leur revendication. Laquelle revendication consiste à réviser le procès préfabriqué quitte à boycotter le congrès du Polisario», conclut Forsatin.

Par Hassan Benadad
Le 28/11/2019 à 19h08