Cela porte à 10 le nombre de soldats israéliens morts depuis la reprise des hostilités avec le mouvement pro-iranien Hezbollah le 2 mars.
L’armée israélienne, qui mène au Liban des frappes massives et, dans le sud du pays, une profonde incursion terrestre, a précisé avoir identifié trois soldats d’une brigade de reconnaissance morts «au combat» lundi et ajouté qu’un quatrième avait été tué, sans transmettre plus d’éléments le concernant.
We mourn the loss of Captain Noam Madmoni, Staff Sergeant Ben Cohen, and Staff Sergeant Maxsim Entis, soldiers in the Nahal Reconnaissanse Battalion (934th), Nahal Brigade, who fell in combat in Lebanon.
— Israel Foreign Ministry (@IsraelMFA) March 31, 2026
Our hearts are with their families and loved ones.
🕯️ May their memories be… pic.twitter.com/NyMRynJ0on
Elle avait fait état la veille du décès d’un soldat dans la même zone, quelques jours après avoir reçu du premier ministre Benjamin Netanyahu l’ordre d’élargir la «zone de sécurité» au Liban.
La réunion de l’ONU qui débutera à 10H (14H GMT) a été demandée par la France après le décès de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du Liban.
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a dit enquêter après que deux soldats indonésiens ont été tués «par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan» à la frontière. Deux autres ont été blessés, selon son communiqué publié lundi.
La Finul, présente dans le sud du Liban depuis 1978, date de la première invasion israélienne, avait auparavant annoncé la mort d’un autre Casque bleu indonésien dimanche dans des circonstances similaires à la frontière avec Israël.
Two UNIFIL peacekeepers were tragically killed in south Lebanon today, when an explosion of unknown origin destroyed their vehicle near Bani Hayyan. A third peacekeeper was severely injured, and a fourth was also hurt.
— UNIFIL (@UNIFIL_) March 30, 2026
«Toutes les parties au conflit sont instamment priées de respecter le droit international humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel de maintien de la paix», a réitéré Jakarta mardi via son ministère de la Défense.
L’armée israélienne assure aussi enquêter sur ces incidents, appelant à «ne pas présumer» qu’elle en est responsable.
«Ces incidents font l’objet d’un examen approfondi afin d’en clarifier les circonstances et de déterminer s’ils résultent d’une activité du Hezbollah ou de l’armée israélienne», a déclaré l’armée sur Telegram.
Le Hezbollah a de son côté revendiqué dans des communiqués des attaques contre des positions israéliennes dans le sud du Liban et a affirmé avoir lancé des missiles contre une base des services de renseignement dans la banlieue de Tel-Aviv.
«Intimidations»
Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les États-Unis d’une part et l’Iran d’autre part par une attaque le 2 mars du Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une frappe à Téhéran.
Depuis cette date, les frappes israéliennes ont tué plus de 1.200 personnes, et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.
Après la mort des soldats de la Finul, qui compte près de 8.200 soldats issus de 47 pays, le ministre français des Affaires étrangères a dénoncé des «incidents gravissimes». Il a également fait état d’«intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne» subies «par le contingent français de la Finul dans la zone de Naqoura», sur la côte libanaise à proximité de la frontière avec Israël dimanche.
Liban : suite aux incidents gravissimes subis par les casques bleus de la FINUL, j'ai demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
— Jean-Noël Barrot (@jnbarrot) March 30, 2026
La France condamne avec la plus grande fermeté les tirs qui ont causé la mort, le 29 mars, d’un casque bleu…
Le président libanais Joseph Aoun a condamné toute «atteinte» à la Finul et dit poursuivre ses «contacts internationaux (...) pour faire avancer le processus menant à des négociations avec Israël».
L’armée libanaise, qui tente pour sa part de rester à l’écart de la guerre entre le Hezbollah et Israël, a fait état d’un soldat tué lundi près de Tyr (côte sud), dans la première «agression israélienne» contre un barrage militaire depuis le 2 mars.
Lundi, une frappe ciblée a visé un immeuble bordant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tuant trois membres du mouvement pro-iranien, a indiqué l’armée israélienne.
🔴ÉLIMINÉS : Hamza Ibrahim Rakin, commandant adjoint de l’unité 1800 du Hezbollah, ainsi que l’officier des opérations de l’unité.
— Tsahal (@Tsahal_IDF) March 30, 2026
Rakin servait de principal intermédiaire entre le Hezbollah et les organisations terroristes palestiniennes. Son unité, la 1800, est responsable de…
L’armée israélienne a adressé en début de soirée un avis d’évacuation aux habitants de plusieurs localités du sud et de l’est du Liban, y compris la Békaa-Ouest, généralement épargnée par les avis d’évacuation.
Des médias d’Etat ont ensuite fait état de frappes aériennes dans ces zones.




