Guerre au Moyen-Orient: nouvelles attaques iraniennes, lourds dégâts au Koweït

Une raffinerie au Koweït. (Photo d'illustration)

Une nouvelle série d’attaques iraniennes contre les pays du Golfe, dans la nuit de samedi à dimanche, a provoqué d’importants dégâts au Koweït, touchant un complexe ministériel, des centrales électriques et des usines de dessalement de l’eau.

Le 05/04/2026 à 06h28

L’armée iranienne a également affirmé avoir ciblé l’industrie de l’aluminium aux Émirats arabes unis, qui ont indiqué chercher à intercepter une attaque de missiles et de drones.

Après l’annonce par l’armée du Koweït de plusieurs vagues de «menaces de missiles et drones hostiles», le ministère des Finances a annoncé que «le complexe ministériel de Koweït City a été pris pour cible samedi soir (...) par un drone hostile, dans le cadre de l’odieuse agression iranienne».

«Cet incident a causé d’importants dégâts matériels au bâtiment, mais, grâce à Dieu, aucune victime n’est à déplorer», a-t-il ajouté, précisant que les fonctionnaires seraient en télétravail dimanche et que toute visite au complexe était suspendue.

Plus tard dans la nuit, le ministère de l’Électricité, de l’Eau et de l’Énergie renouvelable de l’émirat a indiqué que deux centrales électriques et de dessalement de l’eau avaient été ciblées par «des drones hostiles dans le cadre de l’odieuse agression iranienne».

Cela a provoqué «d’importants dégâts matériels et la mise à l’arrêt de deux unités de production d’électricité, sans faire de victimes», a écrit le ministère dans un communiqué.

Le Koweït a accusé à plusieurs reprises l’Iran d’avoir attaqué ses sites de dessalement, un type d’infrastructures dont les pays du Golfe, désertiques, dépendent fortement pour leur approvisionnement en eau.

Incendie à Bahreïn

En réponse à l’offensive israélo-américaine lancée contre lui, l’Iran a multiplié ces dernières semaines les attaques contre des bases militaires, des installations énergétiques et d’autres infrastructures chez ses voisins du Golfe. Téhéran affirme ne viser que des intérêts américains dans la région.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la Défense a fait état dimanche matin de frappes, assurant que «les sons entendus à travers le pays résultent des opérations en cours contre ces missiles et drones».

Dans un communiqué relayé par l’agence officielle Irna, l’armée iranienne a indiqué avoir visé des sites de l’industrie de l’aluminium aux Émirats arabes unis ainsi que des cibles militaires américaines, notamment au Koweït.

Elle a affirmé que l’industrie de l’aluminium dans le Golfe servait aux États-Unis pour la production d’avions de chasse ainsi que de missiles et de blindés.

À Bahreïn, le ministère de l’Intérieur a fait état d’un incendie dans «une installation» non précisée, provoqué par «l’agression iranienne», précisant ensuite qu’il avait été maîtrisé.

Jeudi, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à donner son feu vert à l’usage de la force pour libérer le détroit d’Ormuz.

Ces déclarations interviennent alors que les 15 membres du Conseil discutent depuis deux semaines d’un projet de résolution porté par le Bahreïn, qui autoriserait un État ou une coalition d’États à utiliser «tous les moyens nécessaires» pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, quasiment paralysé depuis un mois.

Mais l’idée, soutenue par les États-Unis, ne fait pas l’unanimité et aucun vote n’a été organisé pour l’instant.

Par Le360 (avec AFP)
Le 05/04/2026 à 06h28