L’Académie française des beaux-arts a procédé, au cours de sa séance plénière du mercredi 24 juin, à l’élection d’Audrey Azoulay au fauteuil IV de la section des membres libres. Conformément aux statuts de l’institution, cette élection sera soumise à l’approbation d’Emmanuel Macron, président de la République française, protecteur de l’Académie.
Née en 1972, Audrey Azoulay est diplômée de l’Université Paris-Dauphine, de Sciences Po Paris et ancienne élève de l’ENA. Elle entame sa carrière dans l’administration de l’État, en charge de la régulation et du financement de l’audiovisuel public, avant de rejoindre le Centre national du cinéma en 2006, où elle occupe plusieurs fonctions de direction.
Conseillère du président de la France pour la culture de 2014 à 2016, elle porte notamment la protection du patrimoine culturel en zone de conflit comme priorité de la diplomatie culturelle française, une démarche à l’origine de la création du fonds ALIPH, l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine.
Nommée ministre de la Culture en février 2016, elle fait adopter la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, qui consacre la liberté de création comme liberté fondamentale et modernise les dispositifs de protection du patrimoine, notamment en créant les sites patrimoniaux remarquables.
Élue à la tête de l’UNESCO en 2017, elle y accomplit deux mandats jusqu’en 2025. Sous sa direction, l’organisation adopte en 2021 le premier cadre normatif mondial sur l’éthique de l’intelligence artificielle et lance l’initiative Faire revivre l’esprit de Mossoul, articulant restauration du patrimoine, relance éducative et cohésion sociale.
Audrey Azoulay préside aujourd’hui la Fondation La France s’engage, reconnue d’utilité publique et dédiée à l’innovation sociale.




