Arrestation d’un fugitif suédois à Agadir: une chaîne de télévision publique met en avant la coopération avec le Maroc

Une personne derrière les barreaux. (Photo d'illustration). Dessin Mohamed ELKHO-Le360

Comme le rapporte la télévision suédoise SVT, le partenariat entre Stockholm et Rabat tourne à plein régime. Avec l’interpellation le 13 octobre d’un jeune recherché à Agadir, le Maroc enregistre sa cinquième arrestation de ressortissants suédois en l’espace d’un mois, concrétisant l’accord stratégique signé par les deux pays.

Le 15/10/2026 à 18h00

La télévision publique suédoise SVT a mis en avant, jeudi 15 octobre, la coopération sécuritaire entre le Maroc et la Suède. Dans un reportage diffusé le matin, la chaîne revient sur l’arrestation à Agadir d’un ressortissant suédois recherché au niveau international.

Selon SVT, l’homme est âgé de 21 ans. Il avait été condamné dans des affaires de planification de meurtres et de trafic de stupéfiants. Il était recherché pour purger une peine de prison.

La chaîne rapporte les propos de la commissaire nationale de la police suédoise, Petra Lundh. Celle-ci indique qu’il s’agit de la cinquième arrestation d’un Suédois recherché au Maroc en l’espace d’un mois. Elle remercie les services de sécurité marocains pour leur coopération.

La police suédoise précise que l’opération a été menée le 13 octobre. Elle a été rendue possible par l’intervention de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Le suspect avait été condamné en février par la Cour suprême suédoise à trois ans et demi de prison, notamment pour instigation d’assassinat. Il ne s’était pas présenté pour purger sa peine, ce qui avait conduit à l’émission d’un mandat d’arrêt international. Son transfert vers la Suède est coordonné par le Département des opérations nationales (NOA) de la police suédoise.

Ces arrestations s’inscrivent dans l’accord de coopération signé en avril à Stockholm par Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et de la DGST, et Petra Lundh. Le texte fixe trois priorités. Il s’agit de la lutte contre les acteurs criminels opérant au Maroc ou depuis le Royaume, de la lutte contre la collaboration entre criminels des deux pays ainsi que de la lutte contre la criminalité organisée transfrontalière et la cybercriminalité relevant du «crime en tant que service».

Les résultats se sont succédés depuis. Le 4 septembre, la police suédoise a salué dans un communiqué l’extradition par le Maroc de deux Suédois, âgés de 28 et 42 ans, soupçonnés d’être impliqués dans d’importants réseaux de trafic de stupéfiants. Le premier, présenté comme le chef d’un réseau approvisionnant les principaux groupes criminels de Suède et des pays nordiques, avait été arrêté le 30 mars à l’aéroport de Tanger, sous le coup d’une notice rouge d’Interpol.

«Nous avons assisté à plusieurs extraditions de dangereux criminels suédois du Maroc», déclarait alors Jonas Hemmar, chef adjoint de l’unité internationale du NOA. Il tenait à «exprimer notre reconnaissance pour la coopération professionnelle et constructive avec la police marocaine».

Le même communiqué faisait état de l’arrestation récente de deux autres suédois au Maroc. L’un était lié à un réseau criminel de l’ouest de la Suède et recherché pour des infractions graves en matière de stupéfiants et d’armes. L’autre, âgé de 28 ans, s’était soustrait à l’exécution d’une peine pour agression aggravée sur une femme.

Le 17 septembre, un autre ressortissant suédois, recherché par Interpol pour son implication présumée dans plusieurs affaires de criminalité violente, a été interpellé au Maroc. Petra Lundh avait alors souligné l’efficacité des échanges avec la DGSN et évoqué des contacts étroits et réguliers avec son directeur général, qui ont selon elle consolidé la coordination entre les deux services.

Par La Rédaction
Le 15/10/2026 à 18h00