Réunis au siège de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc à Casablanca, les représentants du dispositif français ont officialisé plusieurs accords structurants illustrant la solidité du partenariat franco-marocain et la volonté commune de faciliter la mobilité économique, l’investissement et les échanges commerciaux entre les deux pays.
La séquence s’est ouverte par la signature du renouvellement du bail liant l’Ambassade de France au Maroc à la CFCIM. Paraphé par Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, et Sébastien Le Bonté, président de la Chambre, cet accord, conclu pour une durée de neuf ans, confirme l’ancrage durable de la CFCIM au sein du dispositif institutionnel français.
«À travers ces signatures, nous rappelons que l’action de la France au Maroc repose sur un véritable partenariat public-privé, où la Chambre est un membre à part entière de la Team France», déclare Christophe Lecourtier. «Elle est à la fois française par son rôle et profondément marocaine par ses adhérents et son enracinement économique», ajoute-t-il.
Dans la continuité de cette dynamique, deux accords de partenariat ont été signés entre la CFCIM et les consulats généraux de France à Casablanca et à Rabat. Ces conventions, conclues avec Aymeric Chuzeville et Olivier Ramadour, prévoient la mise en place de créneaux de rendez-vous dédiés aux visas professionnels au bénéfice des entreprises adhérentes.
Ce dispositif vise à sécuriser et fluidifier les déplacements professionnels entre les deux pays. «Il s’agit d’un guichet encadré permettant aux entreprises marocaines et françaises de bénéficier d’un accompagnement structuré pour leurs mobilités économiques», explique Christophe Lecourtier. «La Chambre joue ici un rôle d’interface essentiel», précise-t-il.
La séquence s’est également distinguée par la signature d’une convention entre la CFCIM et l’Institut français au Maroc, représenté par sa directrice générale, Agnès Humruzian. Cet accord vise à promouvoir la programmation culturelle de l’Institut tout en facilitant l’accès des entreprises membres de la Chambre à des formations en langue française à vocation professionnelle.
«Cette convention traduit la complémentarité entre diplomatie économique et diplomatie culturelle», souligne l’ambassadeur de France. «Il est essentiel que ces deux grands réseaux travaillent ensemble pour renforcer le rayonnement de la coopération franco-marocaine», confirme-t-il.
Lancement de la Maison de l’Exportateur et de l’Investisseur Français
Point d’orgue de cette rencontre, Jean-Charles Damblin, directeur général de la CFCIM, a annoncé le lancement officiel de la Maison de l’Exportateur et de l’Investisseur Français au Maroc (MEIF), un nouveau dispositif porté par la Chambre.
Pensée comme un outil structurant, la MEIF ambitionne de simplifier, sécuriser et accélérer les projets d’implantation des entreprises françaises au Maroc, en leur offrant un accompagnement intégré et coordonné. «Cette maison a vocation à fédérer l’ensemble des acteurs de la Team France économique et à attirer notamment les PME françaises désireuses d’investir au Maroc», déclare Jean-Charles Damblin. «Notre objectif est clair: contribuer à la création d’emplois et à la valeur ajoutée locale, dans le respect des priorités des autorités marocaines», ajoute-t-il.
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De son côté, Sébastien Le Bonté a souligné la portée stratégique de cette initiative. «La MEIF sera un véritable guichet unique permettant aux investisseurs français d’accéder à l’ensemble des services nécessaires à leur implantation», affirme-t-il. «Elle s’inscrit pleinement dans notre mission de facilitation des échanges et de renforcement du tissu économique franco-marocain», confirme-t-il.
Avec plus de 1.100 filiales françaises déjà présentes au Maroc, les autorités françaises et la CFCIM entendent désormais attirer de nouveaux acteurs économiques, au-delà des secteurs historiques de l’automobile et de l’aéronautique. «Nous voulons voir émerger de nombreux projets portés par des PME, ces “petits ruisseaux” qui viendront enrichir durablement la relation économique entre nos deux pays», conclut Christophe Lecourtier.






