Le Centre régional d’investissement de Fès-Meknès a lancé un appel à manifestation d’intérêt destiné aux entreprises souhaitant s’implanter au sein du parc Fès-Shore, avec à la clé une subvention d’installation pouvant atteindre 2 millions de dirhams. Ce dispositif, financé par le Conseil régional, s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’attractivité du territoire et à capter davantage d’investissements dans les métiers de l’offshoring, un secteur considéré comme un levier majeur de création d’emplois qualifiés, indique le quotidien Les Inspirations Éco.
L’initiative intervient dans un contexte de concurrence accrue entre les régions pour attirer les opérateurs spécialisés dans les services externalisés. À travers cette aide financière, les autorités régionales cherchent à accélérer la commercialisation du parc Fès-Shore et à consolider le positionnement de Fès-Meknès sur des activités à plus forte valeur ajoutée. La subvention proposée vise à prendre en charge une partie des coûts liés à l’aménagement des espaces de travail, à l’exclusion du mobilier, afin de réduire les barrières à l’installation pour les entreprises.
Le parc Fès-Shore constitue l’un des piliers de cette stratégie. Dédié à l’écosystème de l’offshoring, il s’étend sur une superficie de 22 hectares et dispose d’infrastructures conformes aux standards internationaux du secteur. Il accueille des activités telles que le BPO, l’ITO, l’ESO ou encore le CRM, qui regroupent un large éventail de services externalisés. Une extension de 13.000 m² est actuellement en cours de développement, portant à terme la capacité globale du site à environ 120.000 m² de bureaux et d’espaces de services. Les surfaces proposées à la location, accessibles à partir de 400 m², permettent de répondre aux besoins d’entreprises de tailles variées, qu’il s’agisse de structures déjà établies ou d’acteurs en phase de croissance, a-t-on pu lire dans Les Inspirations Éco.
L’octroi de la subvention est toutefois conditionné à des engagements précis de la part des entreprises bénéficiaires. Celles-ci doivent exercer dans le domaine de l’offshoring, conformément au cadre réglementaire en vigueur, et s’engager à créer au minimum 100 emplois nets sur le site. Ces postes doivent être maintenus pendant une durée d’au moins deux ans, traduisant la volonté des pouvoirs publics d’assurer un impact économique durable au-delà de la simple implantation physique.
En mettant l’accent sur l’emploi, la région cherche à maximiser les retombées sociales de cette politique d’incitation. Le bassin de Fès-Meknès dispose en effet d’une main-d’œuvre qualifiée, disponible en nombre et à des coûts compétitifs, un argument déterminant dans un secteur où la performance repose autant sur les compétences que sur la maîtrise des charges d’exploitation. Cet avantage comparatif est régulièrement mis en avant pour convaincre les investisseurs d’opter pour cette destination plutôt qu’une autre.
Au-delà du soutien financier ponctuel, a-t-on encore pu lire, cette démarche traduit une ambition plus large des autorités régionales de positionner Fès-Shore comme un pôle crédible dans l’économie des services externalisés au Maroc. L’enjeu dépasse la seule occupation des espaces disponibles et touche à la capacité de la région à s’inscrire durablement dans la dynamique nationale de l’offshoring, en attirant de nouveaux métiers, en structurant l’emploi local et en renforçant son intégration dans les chaînes de valeur globales.




