Les travaux du plus long pont du Maroc se poursuivent à Laâyoune, où cette imposante infrastructure est en cours de construction au-dessus de l’oued Sakia El Hamra. L’ouvrage s’inscrit dans la dynamique des grands projets structurants lancés dans les provinces du Sud, notamment la voie express reliant Tiznit à Dakhla, dont les travaux ont été achevés.
Selon les responsables du chantier, le taux d’avancement du pont a atteint environ 36%, grâce à un rythme de travail soutenu. Sur place, ouvriers et ingénieurs se relaient jour et nuit afin de respecter les délais de réalisation de cette infrastructure stratégique.
D’après M’barak Fancha, directeur de la Direction centrale provisoire chargée du projet, ce pont mesurera près de 1.700 mètres de long. «Ses fondations reposent sur des supports ancrés à près de 50 mètres de profondeur dans le lit de l’oued, tandis que la structure s’élèvera à une hauteur similaire au-dessus du sol,» explique-t-il. Le projet mobilise des moyens techniques et d’ingénierie importants, tout en intégrant des critères esthétiques et environnementaux avancés afin de garantir sa résistance aux séismes, aux crues et aux catastrophes naturelles.
Le directeur souligne également que la conception du pont intègre des technologies modernes de drainage des eaux pluviales, notamment à travers des ouvertures dédiées à l’évacuation de l’eau. Ce dispositif s’inspire notamment du pont existant à l’entrée nord de Laâyoune, qui a démontré son efficacité lors des récentes pluies ayant touché la ville, en permettant le maintien de la circulation dans des conditions sûres.
Sur le chantier, l’activité se poursuit 24 heures sur 24, grâce à une organisation logistique complète et à un système de travail strict. L’éclairage nocturne est assuré par des générateurs électriques, tandis que des mesures rigoureuses de sécurité sont appliquées pour prévenir les risques professionnels. Une ambulance et une équipe médicale sont également présentes en permanence. Selon les responsables, aucun incident lié à la santé des travailleurs n’a été enregistré, grâce au respect strict des normes de sécurité.
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Pour Hedi Mohamed Yahdih, président de l’Association des professionnels de l’enseignement de la conduite de Sakia El Hamra, «ce projet devrait contribuer de manière significative à fluidifier la circulation dans la ville de Laâyoune», dans un contexte marqué par une augmentation constante du nombre de véhicules.
Il estime également que le futur pont permettra de réduire les embouteillages, en particulier pour les véhicules de grande taille, tels que les autobus et les poids lourds circulant vers le sud de Laâyoune, notamment vers Boujdour et Dakhla, ainsi que vers les pays d’Afrique subsaharienne.
Le tracé de l’ouvrage a par ailleurs été conçu à proximité d’une zone d’activités économiques et industrielles actuellement en développement, ce qui devrait faciliter à l’avenir l’accès aux services destinés aux usagers de la route.
Le pont au-dessus de l’oued Sakia El Hamra s’inscrit dans la série de projets structurants du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé par le roi Mohammed VI lors de sa visite à Laâyoune en 2015. Doté d’un budget d’environ 1,38 milliard de dirhams, le chantier mobilise plus de 600 ouvriers, ingénieurs et techniciens, qui poursuivent les travaux à un rythme soutenu afin d’en achever la réalisation dans les meilleurs délais.








