Les travaux du port Dakhla Atlantique avancent à un rythme soutenu. Selon les dernières données de terrain, le taux d’avancement a désormais dépassé les 53%, confirmant la dynamique enclenchée autour de ce chantier stratégique.
À terme, cette infrastructure devrait transformer la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab en un pôle industriel de premier plan, structuré autour de plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie, l’agriculture et la pêche maritime.
Intervenant sur la portée du projet, Bouchaib Qiri, directeur régional de l’Industrie et du Commerce, insiste sur sa dimension stratégique. «Il s’agit d’un port qui ne se limitera pas uniquement aux activités commerciales et aux échanges avec l’étranger, que ce soit avec l’Afrique, l’Amérique ou l’Asie», affirme-t-il.
Selon lui, l’infrastructure dépasse largement la vocation classique d’un port d’échanges: «C’est un port qui représente un capital stratégique majeur, qui sera mis à la disposition de grands investissements.»
Le responsable détaille les secteurs appelés à bénéficier de cette nouvelle plateforme tels que «le domaine des énergies renouvelables, de l’exploitation des minerais ou encore de l’implantation de différentes industries», énumère-t-il.
Il cite notamment «des industries liées à la valorisation des produits de la pêche maritime», tout en soulignant l’importance du secteur logistique, appelé à jouer un rôle central dans la structuration des flux.
Un trafic annoncé à 35 millions de tonnes
Le port Dakhla Atlantique devrait également renforcer la vocation exportatrice de la région: «Il constituera aussi un débouché pour les produits agricoles et les produits de la pêche dont regorge la région», ajoute-t-il.
Enfin, les projections de trafic illustrent l’ampleur du projet. «Le port est appelé à atteindre un volume de marchandises avoisinant les 35 millions de tonnes», indique Bouchaib Qiri.
Un chiffre qui, selon lui, «indique à lui seul l’importance que revêtira ce port et la place qu’il occupera dans le commerce extérieur», confirmant son rôle stratégique dans le renforcement des échanges et le positionnement du Maroc comme hub continental.








